‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 12 sur 119 · PREMIÈRE PARITE- CHAP. II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARITE- CHAP. II

» conseil-général qui n’en avait aucune connais- » sauce. Aussi , dans une autre occasion , Rolics- » pierre , avide d’obtenir un décret , osa-t-il ine- >» nacer les représenlans du peuple de faire sonner » le tocsin s’ils ne délibéraient pas à son gré. Je » dirai dans peu de jours les autres attentats de » Robespierre.

» Rcpréseutans, les hommes qui vous sont dé- » nonces ont des complices , ou ne sont eux-mêmes » que les agens des conspirateurs. Les uns et les M autres s’agiteront pour échapper à la peine de » leurs forfaits ou pour couse l’ver leurs rapines. » Les conspirations contre la lilierté ne se fout )) qu’avec des hommes perdus , affamés de besoins, » façonnés aux crimes. Cette classe d’hommes est » audacieuse , entreprenante ; son existence tient » au désordre public , aux brlga^idagcs , aux pros- )) crlptlons ; il faut vous attendre à tout. Ce n’est » pas notre sûreté personnelle que je considère ; » c’est la sûreté de la république. Vous avez en- )) tendu hier le ministre : les faits qu’il a cités M vous Indiquent ce que vous avez à faire. Si » dans ce moment le tocsin sonnait , vous êtes à » votre poste; mais quel moyen auriez-vous pour a ramener l’ordre, et prévenir les attentats.'* IjC » pouvoir exécutif? Il est sans force, et peut-être » encore exposé à des mandats d’amener. Le )) département ? On ne reconnaît point son auto-' » rlté. La commune? Elle est composée en ma- » jeure partie d’hommes que vous devez pour-

» suivre. Le commandant- géne'ral ? On l’accuse )» d’avoir des liaisons avec les triumvirs. La force » publique.^ Il n’en existe point. liCS bons ci- » toyens? Ils n’osent se lever! Les médians? Oui » ceux-là vous entourent , et c’est Catilina qui les >» commande! Représentans, écoutez les mesures » que jé vous propose.

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