‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 29 sur 119 · PREMIÈRE PARTIE. CHA.P. IV · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. CHA.P. IV

après la mort de Robespierre , m ais on peut dire qu’il a loujours^été occupé en maj orité par ceux du côté gauche. Voici la lecture du règlement du a 5 mars 1795 dans sou texte.

« La Convention nationale, ouï le rapport de » son comité de ^Jéfense générale , décrète :

» Art. l®^ Le comité de défense générale sera » composé de vingt-cinq membre s ; il sera chargé » de proposer toutes les lois et les: mesures néces- » saires pour la défense extérieure et intérieure de » la république.

w II. Le comité appellera à ses séances les mi- » nistres composant le conseil exécutif provisoire-, » au moins deux fois par semaine.

» III. Le conseil Exécutif et ch;acun des minis- » très en particulier , ‘donneront nu comité tous » les éclaircissemens qu’il demandera ; ils lui renu dront compte dans la huitaine de tous leurs arrê- >) tés généraux.

» IV. Le comité rendra compté tous les huit )i jours à la Convention de l’état de la république » et de ses opérations qui seront susceptibles de » publicité.

)) V. Le comité désignera chaque jour deux de » ses membres pour donner à la Convention les

éclaircissemens qui lui seront demandés «ur l’éj) tat de la république.

») VI. Le comité aura extraordinairement la >1 parole , toutes les fols qu’il s’agii'a d’un rapport » arrêté par le comité.

8o msToiRU I œ l». cx)N\tention nationale.

I) VII. Le COI aiité fera imprimer, autant que le )) temps le perm .ettra , les projets de décrets qu’il *» devra présentt ir à la Convention. »

Ce comité av; îit plus de pouvoir et d’autorité avant l’établissen lent d’un comité de salut public où Robespierre n’en trapassi tôt, mais où il était craint avant d’y entrer. Lorsqu’il en fit partie, il y exerça le despotisme le plus cruel , à l’exclusion même de ses collègues, CIollot-d’Herbois et Billaud-Varennes, non moins cruels que lui, mais tous aussi jaloux du pouvoir souverain attribué à la totalité du comité , et non à un seul de ses membres. Cette rivalité contribua le plus à la perte de Robespierre. Après sa mort,, pour rendre les délibérations plus mûres, dans les causes majeures, on y admit le comité de législation et le comité de sûreté générale , ce qui lit appeler les trois comités , les comités de gouve rnement , mais les détails comme le .fond du pouvoir demeuraient au seul comité de salut public. * •

PBEMItUE PAUTIE. CHAÇ. IV.

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