SUR DURAND DE MAILLANE. Y
Elle approchait , cette révolution, et Durand de Maillane qui croyait qu’elle serait toute de principes , de discussions et de raison, s’y préparait en silence dans les travaux du cabinet (i). Les états -généraux furent convoqués; Durand deMaillanefutavecM. Servan, son compatriote, un des principaux rédacteurs des cahiers de l’assemblée]d’Arles. Nommé par ce baUliage député du tiers-état, il siégea dans l’Assemblée constituante avec tant d’hommes célèbres par leurs talens, leurs lumières, leurs erreurs, leurs fautes et leur mort si souvent tragique. Durand de Mail- • lane n’était point appelé à prendre place aux premiers rangs près d’eux, mais son instrucüon, un grand sens , beaucoup de zèle rendirent ses travaux utiles dans plusieurs comités. Il prit part à la coftstitution civile du clergé > et ne tarda point à s’en repentir, comme on le verra dans ses Mémoires.
Ils sont consacrés à l’histoire de la Convention nationale. Durand de Maillane conserva dans cette assemblée fameuse la place que lui désignaient ses idées de justice et ses sentimens
(i) On a de lui un petit écrit sur la taille réelle et la taille personnelle , sur les pays d'état et les assemblées provinciales; il y déplore la résistance aveugle que le privilège opposait alors aux vues bienfaisantes de Louis XVI. ^