CHAP. V
son pouvoir wuver;>iii , et Dnmouriez devait la respecter daus la pereonne de ses mandataires, et surtout ne • pas les livrer à ceux avec lesquels la France était en guerre.
Ce général , à qui l’on ne peut pas faire un grand .tort, après ee qui est arrivé, d’avoir voulu relever le. tr 6 Î|é* constitutionnel , se serait mis en règle en n’pbéissâoJ; poijpt au décret de la Convention et ■ en lui .ehvbjant'sa démission ; il aurait quitté l’ar- ^*^ée .et l’on aurait ^urvu au commandement et aitic besoins.de cette ^dernière. Dumouriez s’était flatt^ «fue ses troupes ,<!e déclareraient pour lui, • et il fut bientôt détrompé ; car il n’y a jamais ou dans la révolution de citoyens aussi attachés que le soldat au nouveau régime de liberté et à'égalité. 11 ne voyait dans les armées qu’un avancement qui l’encourageait et que lui refusait l’ancien régime de nos rois-; il n’y connaissait ni les excès de la Convention ni le nombre dès victimes que ses meneurs sacrifiaient à leur barbaijc domination.
Réduit ainsi à l’extrénpté d’une défense toute pereoiUfelle , Dumouriez aurait pu , aurait dû émigrer ; il crut trouver mieux son compte à faire .saisir ceux qui étaient venus pour le prendre , et il ne trouva , dans ce parti perfide , que sa propre honte , que '• le mépris des siens et de l’étranger même que sa trahison avait servi i car il ne fut pas mieux vu dans les Etats de l’ernpereur, comme il nous l’a appris lui-même dans ses Mémoires imprimés à Hambourg l’an 1794.
88 mSTOIUE DE LA CONVENTION NATIONALE.
Ici commence l’cxcculion du projet infernal de Robespierre qui fit d’abord agir la commune de Paris , et mouvoir ensuite toutes les factions de celte capitale pour obtenir la proscription de scs collègues. Après avoir manqué leur coup, le lo mars, les ennemis de la gi ronde ne cessèrent pas depuis de tramer sa perte. La députation de Paris, qui avaftpour chefs Robespicn’e et Marat, n’étaii pas capable de souflrir la domination qui était due aux girondins , à Pétion et .à Brissot. Par la supériorité du talent,* les’girondins avaient obtenu ^cette domination sous r Assemblée législative , parce qu’ils professaient alore les principes jacobins , ce qui leur donnait la • voix bruyante et l’appui terrible de leurs sociétés. Ils les conservèrent jusqu’à la Convention , époque où il fallut céder la place aux nouveaux venus , à Robespierre, par qui seul juraient tons les clubs de la France. Néanmoins les girondins conservèrent leurs avantages , jusqu’à ce que Robespierre et sa montagne obtinrent , malgré leur opposition , que le roi serait jugé avant de discuter la constitution , au projet de laquelle ni RobespÉfrre ni Couthon n’avaient coopéré.
Précédemment, j’ai parlé du pillage des épiciers , le a5 février , qui donna lieu à l’accusation de Marat , des meurtriers de septembre , que les girondins voulaient faire punir -par une procédure en forme, ce qui n’était presque plus possible par plus d’une considération. On obtint cependant que le ministre de la justice ferait un