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PREMIÈRE PARTIE. CHAP, V. gr

» et leur complice , des ministres souples et doci- » les à leur^volontés mercantiles.

») Ils tranrpiaient avec le tyran par Boze et » Thierry ; ils voulaient lui vendre , à prix d’ar- >* gent et de places lucratives , la liberté et les *

» droits les plus chei’s du peuple.

» Brissot , quelques joui*s avant le lo août , vou- , » lait prouver que la decheance serait un sacrilëf[e ;

» et Vcrgniaud osait annoncer au corps législatif # que, malgré le vœu connu du peuple, il ne >< proposerait jamais aucune mesure qui pût ame- » ner cette déchéance.

» Guadet protégeait les trahisons de Narbonne.

» La mémorable journée du lo a arrache de )) leurs mains les pouvoirs qu’ils s’étaient appro- » priés.

» Ils ont voulu perpétuer leur dictature minis- >» térielle ; ils ont présenté à l’Europe comme une » idole ce Roland, cet empoisonneur de l’opinion » publique ; ils ont tout fait pour précipiter ceux » dont le courage et la vertu gênaient leur ambi- >» tion ; ils se sont tous attachés à calomnier le » peuple de Paris dans les départemens; ils ont » montré Paris comme usurpateur pour qu’on "ou- •

» bliàt leurs usurpations particulières ; ils ont voulu >) la guerre civile pour fédéraliser la république ;

» ils ont , à l’aide de Roland , présenté les » Parisiens à l’Europe comme des hommes de » saog !

>) Après avoir par ce moyen perfide aliéné le

ga HISTOIRE DE LA CONVENTION NATIONALE.

» parti libre et populaire de l’Angleterre, ils ont » sollicité la guerre olTensive.

» Ils ont , sous le faux amour des lois , prêché » le meurtre et l’assassinat. Au moment même où » Le Pelletier venait d’expirer, où Léoiiard-Bourw don était pei’cé de coups. Salles écrivait dans le » département de la Meurthe d’arrêter ses collè- M gués , les députés commissaires , comme des dé- » sorganisateurs et des factieux. Gorsas , ce calom- » niateur éhonté, qui ne rougissait pas, il y*a. » quatre jours , d’excuser publiquement Dumou- » riez, au mépris d’un décret qui défend de prendre » le parti de ce scélérat sous peine de mort ; ce M Gorsas, trouvé clandestinement à la tour du M Temple quinze jours avant la mort du tyran, » était le thermomèti'e du traître Dumouriez et de » son perfide état - major qui , ses feuilles à la » main , faisaient circuler le poison dans l’armée , M au lieu de laisser apercevoir aux soldats le véri- » dique bulletin de la Convention.

» Cette preuve n’est pas la seule de leur com- » plicité avec Dumouriez : leur conduite , leur » correspondance déposent contre eux sans répliw que. '

M Quand Dumouriez est venu faire à Paris son » voyage mystérieux , quels sont les hommes • qu’il a fréquentés ? Quels sont les hommes qui , » jKJur arracher le tyran au supplice , ont fait per- )» dre à la Convention trois mois d’un temps pré- » deux et nécessaire à la confection des lois qui

PREMIEHE PARTIE. CHAP. V.

Il manquent à la révolution , cl la laissent en arn l’ière ? Quels sont les hommes qui , sons le pré- M texte pei-fidc de punir les provocateni*s au meur- M tre , voulaient anéantir la liberté de la presse ? » Quels sont les hommes à qui leur conscience » coupable faisait appréhender le tribunal révolu- » tioiinaire , en même temps que Dumouriez ré- » pétait leurs blasphèmes ?

M Quand Bri.ssot et ses adhérens, sous le vain » nom de l’amour des lois , criaient à l’anarchie , )) Dumouriez répétait le même cri ; quand ils » voidalenl déshonorer Paris , Dumouriez en fai- » sait autant; quand leurs cflbrts impuissans vou- » laient fermer les sociétés populaires , ces foyers » de l’esprit public , Dumouriez chassait des clubs » les hommes libres , comprimait de tous ses » raoycnsl’essor de l’opinion et de la vérité; quand, ») d’après les indications perfides et si souvent ré- M pétées du ministre Roland , Ils demandaient une » force départementale et prétorienne pour les )) garder , Dumouriez voulait aussi venir sur » Paris protéger ce qu’ils appelaient et appellent « encore entre eux /a partie saine de la Con- >» ventlon , et que nous nommons ses plus grands M ennemis.

» Leurs vœux et les actions de ce traître se sont » toujours rencontrés : cette identité frappante » n’est-ellc point complicité ?

» Ah ! ne viens pas dire, Pétion, que le peuple w change! Ce sont les fonctionnaires qui changent.

94 nisToinE de la. convention nationale.

)) 1a: peuple est toujours le même; sou opinion a » toujours suivi la conduite de scs mandataires ; il » a poureuivi les traîtres sur le trône ; pourquoi )j les laisserait-11 impunis dans la Convention? Le )i peuple de la liberté sei’ait-il donc comme ces )) asiles d’Italie où les scélérats trouvaient l’im- H punitc en y mettant le pied! La république au- )( rait-elle donc pu renoncer au di’oit de purifier » sa représentation ? Non , sans doute ! La révo- » caliilité est son essence ; elle est la sauvegarde » du peuple : il n’a point anéanti la tyrannie béré- » dilaire pour laisser aux traîtres le pouvoir de » perpétuer impunément les trahisons. Déjà le dé- I) cret de celte révocabilité , droit éternel de tout » commettant, se prononce dans tous les dépar- » lemens delà république ; déjà l’opinion unanime » s’élance pour se déclarer la volonté d’un peuple » outragé : entendez-la !

)) Nous demandons que cette adresse , qui est . » l’exposition formelle des sentlraeus unanimes ,

M réfléchis et constans du département de Paris,

» soit communiquée à tous les départemens par » des courriers extraordinaires , et qu’il y soit » annexé la liste ci-jointe de la plupart des nian- » dataires coupables du crime de félonie envers » le peuple souverain , afin qu’aussilôt que la ma- )> jorité des départemens aura manifesté son adhé- » sion , ils se retirent de cette enceinte?

» Ce sont : Brissot , Guadet , V ergniaud , Gen- » sonné , Grangeneuve , Buzot , Barbaroux , Salles ,

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