‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 34 sur 119 · PREMIERE PARTIE. CH AP. V. q · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. CH AP. V. q

)) Bîroteau , PoHtccoiilant , Petioii , liaiijuinaLs ^ » Valaze , Hardj, Louvet , Lchardj, Gorsas , Fau- » chet , l.anthenas , Lasource , Valady , Cliam- » bon. »

Après la lecture de cette pétition , le député Fonfrcde,de Bordeaux, jeune homme du plus grand mérite , qui a eu plus fard le malheur d etre compris dans le nombre des vingt-deux députés sacrifiés à la rage de leurs ennemis sur le rapport •ÏAinar, le 5 octobre lyQS; Fonfrède qui certainement ne devait pas s’attendre à un pareil sort , tout occupé de l’intérêt de ses collègues , et oubliant le sien, prit la parole et dit :

« Si la modestie n’était pas un devoir plutôt » qu’une vertu dans un homme public, je m’offen- » serais de n’être pas compris dans l'honorable » liste qui vient d’être lue... Tous^ tous, disent les » troisquarts de l’A.ss^blée ! — Jeloueral d’abord » le zele et la suiveillance des pétitionnairc.s et les )* sentlmens qu’ils ont manifestes, mais ils ont re- » connu qu’à eux seuls n’appartenait pas cette sur- » veillance , avec vingt— cinq millions d’hommes » qui, dans la France, y ont le même intérêt;

» ceux-ci doivent donc y participer, et j’en fais la » motion. Je demande que la Convention renvoie » cette pétition de la commune de Paris aux assem- » Idées primaires dans les départemens, ou quelle » sévisse contre les pétitionnaires pour la calomnie » qu’ils se sont permise envers tles représentans, w qu’une commune particulière , si grande quelle

()6 mSTOIllE DE LA CONVEHTtON NATION M.E.

>1 soit , n’a pas le droit de venir instilter à la barre » de la Convention. »

A cela il fut répondu par un membre (i), partisan ^deda commune de Paris, et assez grossièrement, que les hommes d’état avaient appelé au peuple dans le jugement du roi , et quê^ s’ils avaient quelque pudeur, ils se retireraient de la Convention que leur présence déshonorait.

Ainsi s’expinmait un député dans une assemblée nationale qui, par sa sagesse et sa retenue, devait servir de modèle à toutes les assemblées de la France : Lasource, Gensonné, compris dans cette liste, se défendirent très-bien ; Vergniaud se fil entendre ainsi que Guadet, et comme la dénonciation de la commune ne disait rien de plus que celle de Robespierre, on le soupçonna d’être l'auteur de toutes deux. La discussion sur cette dénonciation, après avoir traîné quelques jours, fut terminée, à l’houneur des dénoncés, par un décret de la Convention ainsi conçu : ^

« La Cc^venlion nationale a impronvé comnae » calomnietlÈie la pétition qui lui a été présentée » au nom de trente-cinq sections de Paris, adoptée » par le conseil général de la commung , et ten- » dant à faire poursuivre criminellement vingt- » deux membres de la Convention. »

Celte victoire des girondins mit Robespierre, et son parti en' fureur. N’ayant pu venir à leurs fins

(i) Marat.

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