‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 55 sur 119 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La constitution est suspendue pour continuer le gouvernement révolutionnaire. — Diverses mesures de salut public prises par la snontagne : création d’une armée révolutionnaire; loi des suspects ; levée en masse de tout le peuple français ; loi contre les étrangers ; emprunt forcé ; réquisitions, établissement du maximum. — Accusation et jugement des vingt- deux. — Arrestation de soixante-treize conventionnels qui avaient protesté contre la journée du s juin. .

RoBESPiERRESut tircT UH grand parti des fede'résqui demandèrent la poursuite des représentans détenus ; qui vengèrent, à leur manière, Paris des apostrophes i^u president Isnard; qui proposèrent l’arrestation des gens suspects, et l’anéantissement de tous les ennemis de la montagne , qui fournirent enfin un prétexte pour suspendre l’exécution de la constitution que les trois-quarts et demi de la république attendaient telle quelle, comme un moyen * * de faire casser le gouvernement révolutionnaire , c’est-à-dire un gouvernement sans frein et sans mesure. Après avoir été bien fêtés , bien caressés par les Parisiens et les meneurs de la Convention, ils retournèrent chez eux , en laissant la constitution , ^ qu’ils venaient d’accepter si solennellement , dans l’arche de la patrie d’où elle n’est plus sortie.

Robespierre et les siens reprirent alors leur première marche, qu’ils appelaient révolutionnaire, •

nt

Page 1