PREMIERE PARTIE. CHAP. VIII. l'JJ
bespierre , prcnaut alors la parole, dit : « Cette » lecture me parait inutile, surtout dans le moment n actuel. La Convention a pris la mesure la plus )) sage en ordonnant que le comité de sûreté gé- » nérale lui ferait un rapport particulier sur les » membres signataires de la protestation. Atten- » dons le rapport. »
Ce rapport n’étant venu qu’après la mort de Robespierre , il n’a plus été question des lettres de Barbaroux, sur lesquelles Vouland, député d’Uzès, membre du même comité, nous dit à moi et à Pélissier, qu’il avait été fort question de nous mettre dans l’accusation des vingt-deux. Voici une autre anecdote qui m’est personnelle. J’étais voisin d'Hébert qui avait une imprimerie à laquelle je m’adressai pour mon opinion sur les écoles primaires . Dans le cours de cette impression , la Convention décréta que tous les frais des discours prononcés sur cette matière, seraient l’emboursés par la république. J’en donnai la nouvelle à Hébert , et lui dis en le payant que cet argent me serait rendu par l’État. Je payai cet homme dont le journal du Père Duchène m’avait inspiré beaucoup d’indignation et de dégoût. 11 s’en aperçut. On le fît substitut municipal ; je ne lui dis rien, je ne lui parlais plus. Quand il fut question de créer et de soutenir la commission des douze par appel nominal , j’opinai pour le maintien de cette salutaire commission qui l’avait mis en prison. De-là sa colèi’e contre moi; pour se venger, il ajouta, en déposant au
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Irihuiial révolutionnaire, contre les vingt -deux; que je méritais une place parmi eux, et que j’étais un des affidés du ministre Roland qui payait les frais de mes impressions. Heureusement le tribunal était alors trop occupé , il ne voulut pas s’arrêter à cette dénonciatifln. Dès que j’en fus instruit j’allai chez Hébert pour me plaindre de cette calomnie; je ne trouvai que sa femme qui me dit que son mari avait bien fait , puisque j’avais volé pour le rétablissement de la commission des douze. A quoi tenait alors, je ne dis pas l’honneur, mais la vie d’un représentant du peuple !
Voici les noms des soixante-treize députés mis en arrestation sur le rapport d’Amar : Dauze-Duperret, des Bouches-du-Rhône; J. -(J. Caseneuve, Laplaigne, député du département du Gers; Defermon , Rouault , Girault, Châtelain, Dugué-Dassé, Lebreton, Dusauîx, Coupé, J.-P. Saurine, Queinet, Salmon , député de la Sarlhe; Lacaze, fils aîné; V.-C. Corbel, J. Guitter, Ferroux , député du Jura, ayant déjà protesté le 2 juin dans la salle de la Convention; J.-A. Rabaut, Fayolle, F. Aubry, Ribereau , Derazey , Bailleul, Riiault , Obelin, Babey , député du Jura; C.-A.-A. Blad , Maisse , député des Basses-Alpes; Peyre, Bohan , député du Finistère; Honoré-Fleury , député des Côtes-du-Nord ; Vernier, député du Jura ; (irenot, député du Jura, Amyon, du Jura , ayant déjà protesté le 2 juin dans la salle de la Convention; Laurençot, député du Jura; Jarry, député de Loire-
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Infcrieyrc; Serres , député des Hautes-Alpes ; Laurence, député de la Manche; Saladin , député de la Somme ; Mercier , député de Seine-et-Oise ; Masuyer, de Saône-et-Loire; Chjisset, V^|lée, de l’Eure; Lefèvre , Olivier-Gérente , Rojer, évêque du département de l’Ain; Duprat, député des Bouches-du-Rhône ; Garilhe , Philippe Delleville , Varlet, Dubusc, Savary, Blanqui , Massà, Doublet, Delamare, Faure, Hecquet , député de la Seine-inférieure; B. Dcscamp, Lefèvre, de la Seiue- inférieure; Daunou , Périès , de l’Aude, ayant déjà protesté le 2 juin dans la salle de la Convention; Vincent, Tournier, de l’Aude, ayant déjà proteste le 2 juin dans la salle de la Convention; Blaux , de la Moselle ; Blaviel , ayant déjà prol lesté le 2 juin; Marboz, Estadens, Bresson, des Vosges; Moisset, du Gère; Saint-Prix, Gamon.
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