CHAPITRE IX
Gonvernrmcnt pi'ovisoirc-révolulionnaire. — Remplacement du ■ calendrier grégorien par le calendrier républicain ; abolition du catholicisme ; cu//e de la Raison ; scènes d’impiété. — RobespiciTc fait périr ses complices de la commune et de la montagne. — Fêle de l’Etre-Suprême. — Loi du â 2 prairial qui réorganise le tribunal révolutionnaire et étend le régime de la terreur.
La condamnation et rexccutioù de nos collègues consterna tout le monde, à l’exception du parti Robespierre. Cependant l’État était sans gouvernement, et le désordre régnait partout. Les comités y pourvurent en établissant un pouvoir très-concentré et très - expéditif dont ils s’attribuèrent l’exercice sous le nom de gouvernement provisoire , et toujours révolutionnaire. Ce fut à l’époque de brumaire an II ( novembre 1795 ), que se fit le règlement politique qui légitima tous les abus de la licence populaire et de la tyrannie des montagnards, en autorisant tous les actéS des comités de la Convention toujours plus mal composée. Mais après avoir égorgé trente ou quarante*" députés honnêtes , éclairés, zélés pour le bien public, plus amis de la liberté que leurs assassins , la montagne pouvait-elle SC flatter d’établir en France , et de ses mains sanglantes, un gouvernement ni pi'ovisoire ni définitif .^ Billaud -Varenne, orateur verbeux et sombre, le proposa et le fit adopter. Jamais la France ne fut