PREMIÈRE PARTIE. CIIAP. X
» impunément ; remarquez que le frère de Ro- » bespieiTe , au mépris de l’arrêté qui lui enjoi- M gnait de partir pour l’armée d’Italie , est resté » ici malgré les dispositions de cette campagne.
» Saint-Just a été rappelé deux fois de l’armée M du Nord, par Robespierre , pour dresser un )* acte d’accusation contre les hommes courageux »» qui s’opposaient au despotisme de ces nouveaux » tyrans. Je le dirai : c’étaient les véritables pros- » cnptions de Sy lia ; car il ne s’agissait pas ici d’amis *» ou d’ennemis du peuple; il s’agissait de pros—
» crire ceux qui ne voulaient pas obéir à tel ou » tel individu. »
M 11 est aisé de sentir qu’après une séance aussi fatigante que longue , un peu de repos devenait nécessaire ; il est cinq heures et demie , et la séance est suspendue jusqu’à sept heures.
9 Thermidor, soir.
» Mais à peine les membres de la Convention , pleins de l’idée consolante d’avoir enfin abattu les ambitieux qui, depuis si long-temps, les tenaient dans l’oppression en portant la terreur dans toutes les âmes , arrivaient chez eux pour y prendre quelques alimens , qu’un appel général , et le tocsin qui sonne, leur font présager quelque danger, et les avertissent de retourner à leur poste. Ils y reviennent , et vers sept heures la séance est reprise.
» Bourdon (de l’Oise) annonce aussitôt que la ^ commune de Paris est en rébellion ouverte; quelle a fait mettre en arrestation Ic’chefdela force armée.
25 o histoire DK f.A CONVENTION NATIONALE, nommé pai- la Convention nationale ; qu’elle envoie (les arrêtés et des émissaires aux sections pour les porter à l’imiter , et qu’elle s’est lignée avec des pi'étendus jacobins qui sont réunis à la salle des séances de cette société , pour opérer une insurrec-> tion ; cette résolution , dit-il , serait inquiétante avec tout autre peuple que celui de Paris , mais avec lui il n’y a rien à craindre.
)) fi’orateur rappelle à la Convention que, ^ans une pareille circonstance, elle fraternisa avec les citoyens : il demande que, pour s’assurer de la vérité , la commune soit mandée à la barre pour y rendre compte des faits.
■ « Citoyens, dit Merlin (de Thionville), n’ayant )i pris la parole ni pour ni contre dans la discussion » qui a eu lieu ce matin , je ne suis pas suspect » dans ce que je vais vous dire. Je viens vous ren- ') dre compte d’un fait, et si quelque bon citoyen » pouvait encore douter de l’existence de la cons- )> piration qui s’ourdissait, et du danger imminent » qu’ont couru la liberté et la représentation na- » tionale , ce fait l’en convaincrait positivement.
» Je sortais de chez moi pour me rendre h mon » poste , quand Henriot, à la tête de quarante » forcenés , le sabre à la main , se* présente à ma » vue. M’apercevoir, fondre sur moi, me poser le » pistolet sur la poitrine, et couvrir ma tête de » leurssabres, tout cela a (*té l’affaire d’un moment. . JJ J’étais sans ai’raes, je ne pouvais me tk'fcndi e :,je >» leur ai pi'ésenté ma poitçine, en leur disant -frap-