PREMIÈRE PARTIE. CUAP. X. t
I) opposer aux conspirateurs , elle imite les séna- » teurs romains qui attendirent l’ennemi sur leure >; chaises curules.'
» Nous avons envoyé sur la place de la maison » commune cinq braves canonniers pour éclairer » leurs camarades. Dèsqueceux-ci ontsuqu’Henriot » était hors la loi, ils ont dit qu’ils n’attendaient » plus que les représentans du peuple pour diriger » leurs canons sur la maison commune.
» Les momens sont précieux ; il faut agir. Le » commandant vient de se retirer au comité de » salut public pour se concerter avec lui : nous » autres, nous allons marchtr contre -les rebelles; » nous sommerons , au nom de la Convention , les » hommes peut-être égarés , qui peuvent se trouver » dans la maison commune, de nous livrer les » traîtres ; et s’ils refusent , nous réduirons eu » poudre cet édifice. » Oui, oui, s’écrie-t-on de toutes parts; et de nombreux applaudissemens , dont plus d’une fois ce récit a été interrompu, reconduisent les représentans du peuple , que le président a invités à partir sur-le-champ, <( afin, dk-il, » que le soleil ne se lève pas avant que les cons- » pirateurs soient arrachés de leur repaire, et » punis. » Ils emportent avec eux le décret dont a été suivi le compte qu’ils viennent de rendre, et qui porte « que la commune sera sur-le-champ >) investie , et que les comités de salut public et » de sûreté générale sont chargés de l’exécution » de cette mesure. »
» Il porte, en outre , que « la Convention natio- » nale compte sur le zèle, le patriotisme et la fî- » délité des sections de Paris envers la république M indivisible , et leur défend expressément d’obéir » à une municipalité conspiratrice que la Con- ■ » vention nationale vient de mettre hors de la loi,
» et que le présent décret sera envoyé sur-le-champ » aux quarante-huit sections de Péris. »
» Un membre témoigne quelque inquiétude sur les prisons; mais un autre membre annonce aussitôt que les deux comités y ont envoyé de la force-armée , ainsi qu’au Temple et à la Trésorerie. •
)) Le chef de la gendarmerie des tribunaux , arrêté par Henriot et remis en liberté par le comité de sôreté générale , vient protester de son dévouement personnel , ainsi que de celui de la troupe qu’il commande.
» Les gendarmes de la Convention écrivent que , s’ils ne se présentent pas à la barre, c’est qu’ils se’ croient plus utiles à leur poste, et jurent de mourir pour la défense de la représentation nationale.
» La section de Marat annonce qu’elle a fait arrêter des émissaires de la commune , qui sont venus lui faire des propositions insidieuses.
» Les représentans du peuple envoyés près les élèves de l’Ecole de Mars , arrivent , et rendent le compte le plus satisfaisant des dispositions où ils ont trouvé ces jeunes gens , qui tous unanimement se sont écriés , en apprenant la couspi-