‹ Histoire de la Convention nationaleChapitre 93 sur 119 · PBEMIÈBE PARTIE. CHAP. XIII · texte numérisé non relu

PBEMIÈBE PARTIE. CHAP. XIII

H VOUS côté droit, pour votre faiblesse à les .“^ouf- )< frir sans vous y être opposé , sans avoir osé » élever la voix, dire une seule parole contre une » si cruelle tyrannie. » Mais ces insultes, mais ces plaintes oratoires n’aboutissaient à rien ou ne servaient qu’à réunir tous les députés pour faire cause commune malgré leurs opinions contraires. Ceux qu’on excepta repoussèi’ent cette faveur. Il fallut de plus que les mécontens recourussent aux armes , ce qui ne put avoir lieu sans que la Convention en fût instruite par les comités qui étaient ses avant-postes. Elle pourvut aussitôt à sa sûreté , et sans attaquer , sans provoquer l’attaque , elle sut se mettre en état de bonne défen.se. Les sectionnaires eurent l’imprudence de commencer les hostilités sans chef, sans plan d’attaque, et s’en trouvèrent fort mal. Chacun connaît le résultat de cette guerre insensée. Le député Barras, qui fut nommé commandaUrt- général, en eut tous les honneurs. Elle fut suscitée principalement par un complot dont le chef était le nommé Lemaître, domicilié à Paris, et chez lequel on découvrit une correspondance contre-révolutionnaire. Il fut traduit devant une commission et puni comme conspirateur dans les formes militaires.

Mais la Convention , après avoir ainsi terrassé ses ennemis, fut en proie à une scission intérieure qui la menaça du retour du terrorisme. Il s’éleva une lutte très-animée entre Tallien et Thibaudeau, sur les mesures h employer jusqu’à l’exécution littérale

ago HISTOIRE DF. I,\ CONVENTION NATIONAI.#.

et active de la nouvelle consfltulion.Tallien voulait casser les choix des assemblées électorales et suspendre quelque temps encore le régime constitutionnel. La Convention semblait se partager entre lui et Thibaudeau qui heureusement l’emporta , et qui fît décider le maintien des élections et l’établissement définitif du système légal.

C’est alors que la Convention nationale termina sa session et l’exercice de son pouvoir extraordinaire. Aucune assemblée n’en avait eu un semblable, aussi illimité et aussi terrible. Elle avait été convoquée pour fonder le gouvernement sur des bases nouvelles , et pour donner à la société française une organisation intérieure républicaine- Elle ne put rien établir pendant sa durée, et vécut sous 'un gouvernement révolutionnaire. Elle voguait sur une mer agitée par toutes les tempêtes, et ne pouvait jeter l’ancre nulle part. Ce fut seulement après trois année% de tourmentes, quelle parvint au but quelle s’était proposé d’atteindre dès le commencement de sa session.

La constitution , «après avoir été discutée et délibérée sur- le projet de la commission des onze , fut acceptée par la nation réunie en assemblées primaires dans chaque département. La Conven- . tion déclara alors, par la loi du ler vendémiaire an IV, que cette constitution était la loi fondamentale de la république française.

Cette dernière constitution valait sans doute mieyx que celle de Robespierre ; mais étant fondée

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