MISÈRE DES VILLES DE COMMERCE
particulier, dis, lit un rapporteur du comité de commerce, mérite toute votre attention; trente mille ouvriers y sont sans travail, sans ressources, sans pain.... La Révolution, cette œuvre sublime des lumières, du courage et de l’ainour de la liberté, la Révolution, qui appelle les Français à tous les genres de prospérité, a été fatale à la ville de Lyon.... 11 est de l’intérêt national de régler le goût de la simplicité de manière à ce qu’il ne nuise pas au progrès de l’agriculture et des arts, à l’industrie individuelle, à la prospérité générale. »
La ville de Lyon demandait qu’il lui fût fait une avance de trois millions remboursables par une imposition extraordinaire. La Convention accorda la moitié de cette somme. Marseille obtint aussi deux millions.
La ville de Toulon avait de même sollicité des secours ; comme la réponse se faisait attendre , l’administration départementale fit enlever des caisses publiques la somme nécessaire pour des achats de grains. Le ministre de l’intérieur et Cambon dénoncèrent cet abus de pouvoir à la Convention. Cette même administration du Var était une de celles qui avaient par avance procédé à la formation d’un bataillon pour la garde départementale proposée par les Girondins; de sorte que la question devint aussitôt une affaire de parti.
On proposa de mander à la barre le procureur syndic du département. « Les assassins du 2 septembre n’ont pas été mandés à la barre, » cria-t-on des bancs de la droite. Les uns s’irritaient de cette usurpation de l’autorité souveraine; les autres répondaient par la toute-puissance de la commune de Paris.
« Quand on a été très-indulgent pour de certaines