‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 121 sur 137 · ATTAQUE DF.S JACOBINS CONTRE DU MOURIEZ · texte numérisé non relu

ATTAQUE DF.S JACOBINS CONTRE DU MOURIEZ

bons sentiments. Isnard fut très-applaudi ; il conclut en proposant que l’orateur de la section Poissonnière fût traduit par-devant le tribunal révolutionnaire.

Marat se passionna contre la démarche dp ces sectionnaires. « J’ai, dit-il, à vous dévoiler des complots horribles. Vous en tenez le fil, il faut que ces perfides citoyens soient forcés de déclarer leurs complices, car ils en ont.

— Toi ! » cria-t-on. — L’interrupteur fut rappelé à l’ordre et Marat continua, au grand étonnement de tous , à dénoncer comme provocateurs employés par les députes contre-révolutionnaires et par la police ministérielle, les hommes qui avaient fait signer au peuple des pétitions sur les subsistances. 11 dit que si on eût laissé lire en entier la pétition de la section Poissonnière, on aurait entendu qu’elle demandait les têtes de Gensonné, Vergniaud et Guadet. « Crime atroce, ajoutait-il, qui tend à la dissolution de l’Assemblée et à la perte de la patrie. Moi-même je me suis, dans les groupes, élevé contre ces assassins soudoyés par l’aristocratie , j’ai prêché la paix à la société des Cordeliers. »

La surprise augmenta lorsqu’on entendit Marat ajouter :

« Je dénonce un nommé Fournier, qui se trouve dans toutes les émeutes, le même qui, à l’affaire du Champ de Mars , a porté un pistolet sur la poitrine de La Fayette et qui est resté impuni, tandis que les patriotes étaient massacrés*. »

Billaud -Varennes insista contre Fournier. On leur cria : « 11 présidait aux massacres de septembre. » Marat demanda qu’il fût mis en accusation. Bourdon

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