‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 122 sur 137 · ATTAQUE DES JACOBINS CONTRE DUMOUR1EZ · texte numérisé non relu

ATTAQUE DES JACOBINS CONTRE DUMOUR1EZ

de l’Oise raconta que Fournier avait dit à deux ou trois scélérats de son espèce : « Si vous aviez voulu me suivre, j’aurais tiré un coup de pistolet à Pétion. »

Barère, et après lui plusieurs députés jacobins, suivirent cette même voie et rapportèrent des faits qui établissaient que des complots avaient été tramés contre les Girondins ou Dumouriez. Ils les imputaient aux aristocrates et louaient beaucoup la sage conduite de la commune et de Santerre.

Lesage produisit un arrêté de la section Mauconseil qui, depuis que la première elle avait demandé la déchéance du roi, s’était intitulée Bonconseil. Maintenant elle voulait envoyer les Girondins, dont elle donnait une nombreuse liste, devant le tribunal révolutionnaire. « Ce tribunal que vous avez décrété, » ajouta Lesage.

Ces paroles offensèrent la Montagne ; elle voulait qu’il fût rappelé à l’ordre ; un débat confus s’éleva où l’on reprochait aux Girondins de n’avoir pas voulu le tribunal révolutionnaire.

La velléité de conciliation qui s’était manifestée pendant quelques instants avait bientôt disparu. 1snard excusa les pétitionnaires de la section Poissonnière. « Ils avaient été égarés, disait-il, par les instigations des hommes mêmes qui avaient formé un complot contre la Convention. Les auteurs de ce complot étaient les vrais coupables; e’étaient ceux-là que le tribunal devait poursuivre. «

Marat répliqua en accusant le parti Roland et la faction des hommes d’État. « Ils veulent détruire la république; voyant que l’opinion publique est contre eux, ils ont proposé une réconciliation qui n’est

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qu’une pantalonnade. Ils ne voulaient pas le tribunal révolutionnaire, puis ils ont essayé de l’organiser à leur mode. Le tribunal révolutionnaire doit être le boulevard de la liberté.... On vient de me dénoncer leur plan. Lorsque les commissaires que vous envoyez dans les départements seront partis, les hommes d’État se mettront en insurrection contre les patriotes. »

Ce discours fut sans cesse interrompu par les murmures ou plutôt par les risées de la droite.

l>asource fit remarquer que Marat avait tenu un autre langage au commencement de la séance et manifesté d’autres dispositions. « Mais il est ensuite sorti de la salle, il s’est entretenu avec quelques amis. On lui a dit qu’il était dupe et que le véritable foyer de la conspiration était dans le côté droit : c’en a été assez pour ramener, dans son imagination délirante, les sinistres fantômes qu’il est habitué à voir. Marat est l’instrument d'hommes perfides qui se jouent de sa sombre crédulité ; une fois qu’ils lui ont monté la tête, cet homme extravague et délire à leur gré. »

Le tribunal extraordinaire fut chargé de poursuivre les auteurs et les instigateurs du complot; et Fonfrède, afin de mieux manifester une disposition conciliante, fit voter des remercîments à la municipalité de Paris, pour sa conduite au 10 mars.

Le lendemain, le côté droit remarqua qu’on avait omis de mentionner au procès-verbal le vote qui avait ordonné l’impression du discours d’isnard; d’autre part on demanda que le discours de Marat fût aussi imprimé. Vergniaud demanda la parole.

K Je veux dénoncer les faits relatifs à la grande

DISCOIRS DE YERGNIAUD.

conspiration, dont le hasard vous a fait reconnaître hier le premier fil. J'adjure la Convention de me permettre quelques développements sur les moyens employés par l’aristocratie pour nous conduire graduellement à notre perte. Sans cesse abreuvé de calomnies, je me suis abstenu de la tribune tant que j’ai pensé que ma présence pourrait exciter les passions ; mais aujourd’hui que nous sommes tous, je le crois du moins, réunis par le sentiment d’un danger commun à tous; aujourd’hui que la Convention nationale entière se trouve sur le bord d’un abîme où la plus légère impulsion peut la précipiter à jamais avec la liberté, je ne puis garder un silence qui deviendrait une véritable trahison. Je vais dire ce que je sais, ce que je crois vrai; je le dirai sans crainte du peuple, car le peuple aime la vérité; sans crainte des assassins, car les assassins sont lâches, et je sais défendre ma vie contre eux. Telle est la nature du mouvement qui nous entraîne, que déjà depuis longtemps il n’est plus possible de parler du respect pour les lois, pour l’humanité, pour la justice, pour les droits de l’homme, sans être qualifié d’intrigant et plus souvent encore d’aristocrate ou de contre-révolutionnaire. Tandis qu’au contraire, provoquer au meurtre, exciter au pillage, c’est un moyen sûr d’obtenir, de ceux qui se sont emparés du gouvernail de l’opinion, les palmes du civisme et le titre glorieux de patriote. Aussi le peuple est-il divisé en deux classes : l’une délirante par l’excès d’exaltation auquel on l’a portée; l’autre frappée de stupeur, traîne une pénible existence dans les angoisses d’une terreur qui ne connaît plus de terme. »

Vergniaud attribua les pillages, les insurrections,

DISCOURS DF. VFRGNIAUD.

les désordres qui avaient eu pour prétexte la cherté des grains ou des marchandises, aux discoureurs qui avaient appelé actes patriotiques les attentats à la propriété et les violences contre les personnes. L’indulgence de la Convention pour de tels désordres avait découragé les magistrats et enhardi les scélérats.

« Ainsi, de crimes en amnisties et d'amnisties en crimes, un grand nombre de citoyens en est venu à confondre les insurrections séditieuses avec la grande insurrection de la liberté , et à regarder les provocations des brigands comme les explosions d’âmes énergiques, et le brigandage comme une mesure de sûreté générale.

« C’est ainsi que les ennemis de la république ont perverti la raison et anéanti les idées de morale. Il restait encore au peuple des défenseurs qui pouvaient l’éclairer, qui dès les premiers jours de la Révolution se sont consacrés à ses succès, non par spéculation, ni pour faire oublier une vie criminelle ou pour trouver sous la bannière de la liberté l’occasion de se souiller de nouveaux crimes ; non pour acquérir des hôtels et des carrosses en déclamant avec hypocrisie contre les richesses, mais pour avoir la gloire de coopérer au bonheur de leur patrie, sacrifiant à cette seule ambition état, fortune, travail, famille même; en un mot, ce qu’ils avaient de plus cher. L’aristocratie a tenté de les perdre par la calomnie; elle les a poursuivis par de perfides dénonciations, par l’imposture, par des cris foreenés, par d’infâmes libelles, par des discours de tribune plus infâmes encore, dans les assemblées populaires, dans les places publiques. Chaque jour, à toute heure, à tout instant, on a vu se développer cet étrange système de liberté.

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qui consiste à dire : vous êtes libres, mais courbez la tête devant l’idole que nous encensons; vous êtes libres, mais associez-vous à nous pour persécuter les hommes dont nous redoutons la probité et les lumières; sinon, nous vous désignerons par de ridicules dénominations aux vengeances du peuple.

« Alors, citoyens, il a été permis de craindre que la Révolution , comme Saturne, dévorant successivement ses enfants, n’engendrât enfin le despotisme.

« J’entre maintenant, continua l’orateur, dans les détails de la trame odieuse que je viens vous dévoiler. La longue “permanence des sections de Paris fatigue depuis longtemps la plus grande partie des citoyens de Paris , que leur patriotisme y avait d’abord conduits; ils y sont moins nombreux, moins exacts; ils se retirent de bonne heure; on ne voit alors que des hommes oisifs, sans état, inconnus, souvent étrangers à la section, à Paris, quelquefois même à la république, ignorants, grands motionneurs, guidés par l’envie de faire du bruit, peut-être par la malveillance ou la suggestion des puissances étrangères. De là des arrêtés ridicules, incendiaires, que les sections désavoueraient si elles les connaissaient.

«Pendant le procès de Louis, une section se déclara en état d’insurrection ; le fait vous fut dénoncé. Pour se justifier, les sectionnaires déclarèrent que , par insurrection, ils avaient voulu dire surveillance^ Cette explication parut vous satisfaire. Depuis, il s’est formé un comité d’insurrection, et l’on assure qu’il subsiste un comité révolutionnaire , siégeant près de la Convention nationale! Quels sont ses pouvoirs? Quelle révolution veut-il faire? Le despotisme n’est plus; il veut donc détruire la liberté? 11 n’y a plus de

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tyrans, il veut donc renverser la représentation nationale?

«On nomme plusieurs membres de ce comité : Fournier, dont \ous avez décrété l’arrestation; Desfieux, connu à Bordeaux par ses banqueroutes, à Paris par son apologie du 2 septembre , aux Jacobins par ses invitations continuelles an meurtre; un étranger , nommé Lazowski, commandant avec Fournier le massacre des prisonniers d’Orléans, et qui a conduit l’autre jour les brigands qui ont brisé les presses de Gorsas; il fut arrêté à Amiens, en janvier dernier, pour avoir voulu troubler cette ville , où il a annoncé d’avance les pillages qui ont eu lieu à Paris quelques jours après. »

Vergniaud avait toujours la précaution de présenter ces hommes pour des agents de l’Angleterre et des commissaires de Coblentz. Il en était sans doute persuadé : à vrai dire, quelques-uns d’entre eux, et même des révolutionnaires placés plus haut, recevaient de l’argent qui venait de l’étranger, et cela était même assez public. En leur qualité d’espions, ils étaient agents provocateurs, et se montraient toujours en avant-garde du désordre; mais ils n’en étaient pas moins de véritables et sincères révolutionnaires; ils étaient, ainsi que leurs confrères non payés, nuisibles à l’établissement de la république, mais ils ne conspiraient pas contre elle.

L’orateur rappela comment c’était en sortant d’une séance des Jacobins qu'ils étaient allés briser les presses. 11 cita un arrêté des Cordeliers, conçu en ces termes : « Le département de Paris, partie intégrante du souverain, est invité à s’emparer de l’exercice de la souveraineté. Le corps électoral est autorisé à re-

DISCOURS DE VKRGNf AUD.

nouveler les membres traîtres à la cause du peuple. 11 sera envoyé des députés au comité d’insurrection. »

La section des Quatre-Nations avait communiqué aux autres sections une adresse où on lisait : «Voulez-vous être libres? Voulez-vous sauver la patrie? Écoutez-nous. Nul doute que l’invasion de la Belgique, ne soit l’œuvre de la faction impie qui paralyse la Convention nationale et déchire le sein de la république. On reconnaît le complaisant des rois, le héros du camp de la Lune, le traître Dumouriez. Les défenseurs de la patrie se lèvent, mais ils jettent au dedans leurs premiers regards sur les chefs de conspiration. Au moment où il faut agir, ils ne s’arrêteront pas à vous peindre les menées audacieuses des Roland, des Brissot, des Gensonné, des Guadet, Pétion, Louvet, Barbaroux et autres ; ils ont la conviction intime de leurs trahisons. Ils pensent que l’établissement d’un tribunal révolutionnaire et la destitution des ministres sont des palliatifs insuffisants, défaussés mesures; elles n’attaquent qu’indirectement les assassins de l’intérieur, qui trouvent un point de ralliement au sein même de la Convention. »

La manière dont les tribunes publiques avaient été occupées pendant la séance du 9 mars , les groupes menaçants dont la salle avait été entourée, furent aussi produits par Vergniaud comme preuves du complot.

S’il avait échoué, c’est grâce à l’influence que le conseil exécutif, menacé aussi, avait exercée sur la municipalité, aux mesures qui ont été prises à ce moment, à la sortie du bataillon de Brest commandé par Beurnonville, à l’absence d’une partie des représentants avertis du danger, et surtout à la ma-

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nifestation de la véritable opinion des citoyens de Paris.

« Citoyens, telle est la profondeur de l’abîme qu’on avait creusé sous vos pas. Je vous ai montré tout ce que je connaissais du danger que vous avez couru, non pour exciter des alarmes : toute terreur serait maintenant aussi ridicule que votre sécurité a pensé vous être funeste; mais j’ai cru que la connaissance du péril passé était importante pour vous diriger dans la conduite que vous tiendrez à l’avenir. Le bandeau est-il enfin tombé? Aurez-vous appris à reconnaître les usurpateurs du titre d’amis du peuple?

« Et toi, peuple infortuné, seras-tu longtemps la dupe des hypocrites, qui aiment mieux obtenir tes applaudissements que de les mériter? et surprendre ta faveur en flattant tes passions qu’en te rendant un seul service? Méconnaîtras-tu toujours le courage d‘un citoyen qui, dans un État libre, ne pouvant tenir sa gloire que de toi, ose cependant te contrarier, lorsqu’on t’égare et brave jusqu’à ta colère pour assurer ton bonheur?

« Les royalistes ont cherché à l’opprimer avec le mot de constitution; les anarchistes te trompent par l’abus qu’ils font du mot de souveraineté. Peu s’en est fallu qu’ils ne bouleversent la république, en faisant croire à chaque section du peuple que la souveraineté résidait dans son sein. Aujourd’hui, les contre-révolutionnaires te trompent sous les noms d’égalité et de liberté.

« Un tyran de l’antiquité avait un lit de fer, où il faisait étendre ses victimes, mutilant celles qui étaient plus grandes que le lit, disloquant douloureusement celles qui l’étaient moins, pour leur faire atteindre la

DISCOURS DE VERGMAL'D.

mesure. Ce tyran aimait l’égalité, et voilà celle des scélérats qui te déchirent par leurs fureurs. L’égalité pour l’homme social n’est que celle des droits; elle n’est pas plus celle des fortunes que celle des tailles, des forces, de l’activité, de l’industrie et du travail.

« On te la présente sous l’aspect de deux tigres qui se déchirent; vois-la sous l’emblème de deux frères qui s’embrassent. Celle qu’on veut te faire adopter, fille de la haine et de l’envie, est toujours armée de poignards; la vraie égalité, fille de la nature, au lieu de diviser les hommes, les unit par les liens d’une fraternité universelle. C’est celle qui peut faire ton bonheur et celui du monde. Ta liberté! des monstres l’étouffent et offrent la licence à ton culte égaré. La licence, comme tous les faux dieux, a ses druides, qui veulent la nourrir de victimes humaines. Puissent ces prêtres cruels subir le sort de leurs prédécesseurs! Puisse l’infamie sceller à jamais la pierre déshonorée qui couvrira leurs cendres.

« Et vous , mes collègues, le moment est venu : il faut choisir enfin entre une énergie qui vous sauve, et la faiblesse qui perd tous les gouvernements, entre les lois et l’anarchie, entre la république et la tyrannie. Si, ôtant au crime la popularité qu’il a usurpée sur la vertu, vous déployez contre lui une grande vigueur, tout est sauvé. Si vous mollissez, jouets de toutes les factions, victimes de tous les conspirateurs, vous serez bientôt esclaves. Nous avons failli être vaincus sans combattre, par ce ministre pervers qui n’eût été que ridicule par ses forfanteries contre la France, s’il n’eût réussi par ses manœuvres à diviser deux grandes nations faites pour s’estimer, et dont la

DISCOURS DK VKRGNUl'D.

bienveillance réciproque eût maintenu la tranquillité de l’Europe. Nous avons failli succomber sous les intrigues de Pitt, sous les discours de ces orateurs célèbres, les Burke, les Windham, qui nous ont représentés comme des cannibales, parce que nous n’avons pas voulu nous laisser dévorer par des cannibales privilégiés, je veux dire par des rois; qui sur une terre plus d’une fois rougie de ce sang qu’ils appellent royal, se sont apitoyés avec tant de bassesse sur le sort d’un tyran, dont eux-mêmes ont éprouvé la perfidie et voté la mort par leurs préparatifs hostiles et par leurs menaces.

« Citoyens, profilons des leçons de l’expérience; nous pouvons bouleverser les empires par des victoires; mais nous ne ferons de révolutions chez les peuples que par le spectacle de notre bonheur. Nous voulons renverser les trônes : prouvons que nous savons être heureux avec une république. » — L’orateur entendit quelques murmures. — « Êtes-vous donc fâchés que je m’abstienne de toute personnalité? — Si nos principes se propagent avec tant de lenteur chez les nations étrangères, c’est que leur éclat est obscurci par des sophismes anarchiques , par des mouvements tumultueux, et surtout par un crêpe ensanglanté.

« Lorsque les peuples se prosternèrent pour la première fois devant le soleil, en l’appelant le père de la nature, pensez-vous qu’il fût voilé par les nuages destructeurs qui portent les tempêtes? Non, sans doute: brillant de gloire, il s’avançait alors dans l’immensité de l’espace et répandait sur l’univers la fécondité et la lumière.

« Eh bien ! dissipons, par notre fermeté, ces nuages

DISCOURS DE VEHGNIAUD.

qui voilent notre horizon politique; foudroyons l’anarchie, non moins ennemie de la liberté que le despotisme. Fondons la liberté sur les lois et sur une sage constitution. Bientôt vous verrez les trônes s’écrouler, et les peuples , étendant leurs bras vers vous, proclamer par des cris de joie la fraternité universelle. »

Vergniaud concluait en demandant que le conseil exécutif rendît compte des renseignements qu’il pouvait avoir sur le comité insurrectionnel et les événements du 10 mars; que les membres de ce comité fussent arrêtés, notamment Desfieux et Lazowski ; que le ministre de la justice eût à tenir l’Assemblée au courant de la procédure qui devait être suivie contre les conspirateurs.

L’orateur descendit de la tribune au bruit des plus vifs applaudissements. Depuis l’ouverture de la Convention, jamais un langage si élevé n’y avait été entendu. Ce que le discours de Vergniaud pouvait avoir de déclamatoire, de rhétorique et de vague, était dans le goût du temps et servait beaucoup au succès. Réellement, il venait de changer la situation de la Gironde. Elle cessait d’obéir plus ou moins volontiers à l’impulsion révolutionnaire ; elle n’accordait plus un consentement dicté par la peur; elle ne serait plus en émulation de popularité. Elle proclamait un nouveau système de conduite, une résistance ouverte contre le désordre, une politique intérieure et extérieure dictée par la raison, un but possible, un espoir de paix et de durée. Le prince des orateurs girondins avait élevé un drapeau sous lequel tout le parti modéré pouvait marcher honorablement.

Marat se Chargea d’abord de la réponse. Après

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