‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 125 sur 137 · DISCUSSION SUR LES FAITS DU 10 MARS · texte numérisé non relu

DISCUSSION SUR LES FAITS DU 10 MARS

récit clair et détaillé de la soirée du 10 mars. 11 en résultait que le conseil exécutif et la municipalité s’étaient occupés fort tard de prendre des précautions contre le désordre et qu’elles avaient été superflues, attendu que tout s’était borné à de l’inquiétude et à quelque fermentation parmi le peuple. L’existence d’un comité d’insurrection n’avait pas été constatée ; à moins qu’on ne voulût donner ce nom à une réunion de citoyens assemblés à l’hôtel de ville pour délibérer sur les subsistances. Garat n'avait pas voulu voir que c’était un prétexte. U apercevait avec sagacité que le désordre tenait à des causes générales , où l’action du gouv ernement et de la Convention ne lui semblait pas pouvoir atteindre. Les faits particuliers et secondaires lui paraissaient peu de chose et résultaient nécessairement de la situation, de sorte que tout à ses yeux était simple et n’avait pu se passer autrement.

Dubois-Crancé et Cambon attestèrent le bon esprit que la société des Jacobins avait montré dans cette circonstance.

« Nous devons applaudir, disaient-ils, à cette société ; nous lui devons la Révolution , et elle vient de témoigner son horreur pour les attentats qu’on voulait commettre. »

Fournier se présenta à la barre pour être entendu. Sa justification parut suffisante. Le décret d’arrestation fut rapporté, et il fut assigné comme témoin pardevant le tribunal.

Dans cette même séance, la Convention nomma les juges et les jurés de ce tribunal. Ces choix, qui devaient avoir une si grande importance, n’avaient pas été concertés d’avance entre les membres du parti

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