DISCUSSION SI R LA CONDUITE DE UIMOURIEZ
risent les émigrés. Elle est dans tous ceux qui veulent la ruine de Paris. — Pour sauver la patrie, il ne suffit pas de changer un ministre ou un général, il faut la régénération entière du gouvernement et la résolution imperturbable de préférer la mort à l’esclavage. » . ...
Robespierre prenait la défense de Danton et assu^ rait que les vrais complices de Dumouriez cherchaient à rejeter sur lui leurs propres crimes.
Enfin il concluait à l’expulsion des Girondins et renouvelait la demande du bannissement de tous les Bourbons.
Provisoirement et pour rester dans la limite de leurs pouvoirs, les Jacobins déclarèrent qu’aucun membre de cette famille ne serait admis dans une société populaire. •'
La commune et les sections avaient déjà envoyé à l’Assemblée des adresses et des députations pour presser la punition du traître Dumouriez et de ses complices. Le bruit se répandit bientôt que les comités de la Convention venaient de faire arrêter Dubuisson et les deux autres émissaires des Jacobins. Marat prit la défense de ces trois bons patriotes et accusa les Girondins, qui cherchaient à détourner ainsi les justes soupçons dirigés contre eux.
Fonfrède récrimina en disant que Marat voulait faire disparaître les indices qui devaient conduire à la connaissance de la vérité. » '
La majorité semblait favorable au comité de défense générale. Cambacérès fit, comme rapporteur, un exposé des faits. Ils étaient connus de tous les députés qui avaient assisté aux séances du comité; mais il convenait de leur douner la publicité de la tribune.