‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 135 sur 137 · DISCUSSION SUR LA CONDUITE DE DUMOURIEZ · texte numérisé non relu

DISCUSSION SUR LA CONDUITE DE DUMOURIEZ

La lettre du 12 mars, que le général n’avait pas voulu retirer, une lettre du 28, écrite après ses conférences avec les trois Jacobins, un procès-verbal rédigé par eux et qu’ils avaient écrit seulement après leur retour à Paris , furent produits et lus par le rapporteur. Il ne dirigea aucune inculpation contre les rédacteurs de cette dernière pièce, et parla d’eux avec ménagement. « Leur arrestation était commandée, dit-il, pour leur sûreté personnelle et pour la conservation de témoins aussi précieux. « C’était le comité de sûreté générale qui avait délivré le mandat. Il avait voulu s’assurer aussi de diverses personnes que leur naissance, leur situation ou leurs rapports pouvaient faire soupçonner de désirer le rétablissement de la royauté. La qualité de représentant du peuple avait dû mettre à l’abri de cette mesure Philippe-Égalité et Sillery. Le citoyen Égalité, appelé au comité, avait lui-même sollicité que toutes mesures convenables fussent prises à son égard pour mettre sa conduite au grand jour.

Sillery se défendit avec une complète vraisemblance d’avoir eu aucun rapport politique avec Dumouriez, non plus qu’avec la famille Égalité, quel que fût d’ailleurs son attachement pour Philippe et pour son fils, et sa conviction de leur patriotisme.

Il était évident qu’outre les Girondins, un grand nombre de représentants concevaient des soupçons contre les trois commissaires. La date de leur procèsverbal, la manière dont Dumouriez parlait d’eux dans sa seconde lettre, impliquaient une sorte d’intelligence entre eux et lui.

Le silence de Danton, après son retour de Belgique, où il avait dû pénétrer les intentions de Dumouriez,

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