‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 14 sur 137 · GARAT ET PACHE MINISTRES · texte numérisé non relu

GARAT ET PACHE MINISTRES

préparé. » Enfin , Roland affirmait qu’il n’avait jamais été question de transférer hors de Paris le pouvoir exécutif. Il s’agissait seulement de l’Assemblée, du trésor public et du roi prisonnier, dans le cas où l’envahissement de Paris eut été imminent et inévitable.

La lettre fut très-applaudie et imprimée par ordre de la Convention, pour être envoyée à tous les départements.

Quelques jours après, sur l’indication de Roland, un obscur et subalterne employé, nommé Pacbe, qu’il qualifiait de vénérable et appelait un nouvel Abdolonyme, fut élu ministre de la guerre. Puis Carat fut choisi pour remplacer Danton au département de la justice. Il avait la réputation méritée d’homme de beaucoup d’esprit et de littérateur distingué; son caractère aimable et facile, le charme de sa conversation , lui avaient donné un grand nombre d'amis. Membre de l’Assemblée constituante, rédacteur de journaux, défenseur des théories de liberté, il vivait dans l’intimité de Condorcet, de Brissot et des Girondins.

Ces deux choix montrèrent bientôt combien cette coterie avait peu de discernement et de connaissance des hommes. Pache et Carat ne furent pas longtemps fidèles aux amis qui les avaient faits ministres.

La discorde des Girondins et des Jacobins continua à être la préoccupation presque exclusive de l’Assemblée. C’était à ce moment que l’armée prussienne se retirait devant Dumouriez et Kellcrmann; Custine envahissait les bords du Rhin; Montesquiou occupait la Savoie, Anselme le comté de Nice; Lille etThionville étaient débloqués, après une énergique défense. Cette

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