‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 16 sur 137 · PRÉLIMINAIRES AL PROCÈS DU ROI · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES AL PROCÈS DU ROI

1er encore devant cette grande question; nulle discussion ne s’élevait sur les pétitions; un assentiment unanime semblait les accueillir; ni l’un, ni l’autre parti n’aurait présenté une objection , ou risqué la demande d’un délai. Sur ce point, il y avait émulation de popularité entre la Gironde et la Montagne.

Une démarche de la commune introduisit indirectement un commencement de procédure. Dans la séance du 1" octobre, une députation se présenta à l’Assemblée; elle exposa que, parmi des pièces déposées à l’hôtel de ville, le comité de surveillance avait trouvé la preuve de diverses trahisons du roi, et entre autres d’une distribution de quinze cent mille livres aux membres d’une commission de l’Assemblée législative, qui avait été chargée de liquider les pensions de la maison militaire du roi. Plusieurs membres de cette commission avaient été réélus à la Convention ; ils s’indignèrent , demandèrent des preuves ou des pièces, et rappelèrent que cette liquidation n’avait pas même eu lieu.

L’orateur de la députation expliqua comment le comité de surveillance, après avoir eu ces pièces sous sa garde, n’en disposait plus, depuis que le conseil général avait fait apposer les scellés sur le dépôt où elles étaient enfermées. Tallien était fort au courant de cette affaire. Panis et Sergent, ses collègues et amis de la commune, avaient recueilli, après le 10 août, beaucoup de papiers aux Tuileries. Ils avaient ainsi bien mérité de la patrie, qu’ils avaient peut-être sauvée; puis ils avaient veillé jour et nuit à la garde de ce dépôt. « 11 ne peut être, disait-il, confié à d’autres qu'à eux. Je demande que les scellés

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