‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 18 sur 137 · PRÉLIMINAIRES AC PROCÈS UC ROI · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES AC PROCÈS UC ROI

nécessaires; elle avait fait arrêter beaucoup de personnes justement suspectes, et il le fallait ainsi. Toutefois, il ne fallait point la confondre avec les lâches brigands de septembre. La Convention devait excuser quelques erreurs et des mandats délivrés sans motif suffisant. Le comité demandait que tous les ordres d’arrestation lui fussent remis et soumis à son contrôle. « Nous devons, disait le rapporteur, prouvera la France et à l’Europe que la personne des individus innocents ou coupables, jetés dans les prisons de Paris, est aussi sacrée que la personne de tout autre citoyen. Les assassiner, ce serait assassiner la loi ellemême. 11 faut que nous périssions ici, ou que le règne des lois renaisse ; que l’anarchie expire et que la hache révolutionnaire ne soit plus, dans les mains des scélérats, un instrument de vengeance, de crime et de terreur. » Le décret fut adopté.

La commission chargée d’examiner les papiers déposés à la commune reconnut d’abord que la masse de papiers, de liasses, de registres, de cartons, enlevée dans les châteaux royaux, était immense et que, pour s’acquitter du travail ordonné par la Coavention , il fallait que ce dépôt fût transféré dans ses bureaux. Valazé, qui était rapporteur, ajouta sommairement que la commission avait déjà reconnu des preuves matérielles des conspirations du roi détrôné.

Marat insista pour que les pièces, qui avaient motivé la dénonciation portée contre divers membres de l’Assemblée, fussent, dès à présent, imprimées et publiées. On lui répondit qu’aucune preuve ne se trouvait dans les papiers et que la dénonciation était calomnieuse. Alors s’engagea une longue et scandaleuse

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