‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 20 sur 137 · GARDE DÉPARTEMENTALE · texte numérisé non relu

GARDE DÉPARTEMENTALE

alcalisé le patriotisme; c’est lui qui, par ses préparations chimico-politiques, a porté le peuple à la seconde révolution. Nous l’avons entendu ici prêcher la modération, on ne peut donc pas l’appeler une tête volcanisée. »

Tallien parlait dans le même sens, et donnait la cause réelle des haines qui poursuivaient les Girondins. «Je ne connais qu’un parti, c'est celui qui place ses créatures dans le ministère, dans les bureaux, dans l’armée; c’est le seul que nous devions dénoncer. »

A cette même tribune , Couthon , qui commençait à gagner de l'importance, témoignait aussi des sentiments d’envie qui, bien plus que la différence d’opinions, animaient les Jacobins contre la Gironde. « Ce sont des gens ûns, subtils, intrigants, et surtout extrêmement ambitieux. Ils veulent la république parce que l’opinion publique s’est expliquée; mais ils la veulent aristocratique; ils veulent se perpétuer dans leur influence , avoir à leur disposition les places , les emplois et surtout les trésors de la république. Cette faction ne veut la liberté que pour elle. Tombons sur elle à bras raccourci. Pour cela il faut, que les hommes purs et probes se réunissent ici. C’est ici que la Révolution s’est faite; c’est ici qu’ont été préparés tous les grands événements. Jacobins et députés ne doivent faire qu’un. Celui qui s’éloigne d’ici est un faux frère à qui la patrie donnera sa malédiction. »

Couthon indiquait pourquoi tous les efforts devaient d’abord être dirigés contre le projet d’une garde départementale. Lui-même l’avait accueilli au il. 3

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