‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 33 sur 137 · ADRESSE DE LA COMMUEE · texte numérisé non relu

ADRESSE DE LA COMMUEE

violable, chacun de nous serait inviolable pour le poignarder. Il ne serait pas moins déraisonnable de discuter la forme de juger le tyran; la Convention ne doit pas perdre un temps précieux à entendre toutes les chicanes du barreau, dans un procès que le peuple a terminé par l’insurrection ; elle doit adopter la forme que le salut public exige, c’est-à-dire la plus expéditive; autrement la Convention deviendrait responsable de tous les malheurs qui menacent la république. Ce grand criminel est le brandon de la guerre civile, la cause de la famine, et les vrais agitateurs disparaîtront avec leur maître. Oui , ce monstre est le point de ralliement des scélérats de toutes les classes , le cadavre auquel s’attachent tous les êtres voraces et malfaisants. Chaque Français aurait le droit de lé percer de mille coups, et aucun d’eux n’y renonce qu’autant <] u’il sera vengé. »

Robespierre le jeune concluait que Louis Capet devait être traduit à la barre, pour y déclarer ses premiers complices, y entendre prononcer son jugement de mort, puis être conduit au supplice.

La délibération sur les questions préliminaires, posées par le rapport de Mailhe, avait été fixée au 2 décembre. La commune de Paris, animée de la même impatience que Robespierre, envoya une députation à l’Assemblée nationale. «Que tardez-vous? disait l’orateur, pourquoi tant de discussions? C’est compromettre la volonté et la gloire de la France. La mort ne peut-elle pas vous soustraire votre victime? L’ignorance et la calomnie répandraient impunément que les Français n’ont pas osé juger leur roi, et qu’ils ont lâchement préféré l’empoisonner dans les ténèbres

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