ROBESPIERRE DÉNONCE LES GIRONDINS
divisa sur cette question; aucun n’essaya d’abord de prendre la défense du duc d’Orléans. Les uns demandèrent l’ajournement après le procès de Louis XVI ; les autres consentaient à cette loi d’exil.
Saint-Just rendit aux Girondins soupçons pour soupçons, et leur reprocha d'avoir voulu pour roi le duc de Brunswick, « Je ne sais pas, dit-il, si l’on ne chasse pas les Bourbons pour faire place à d’autres Tarquins. » il jeta aussi une dénonciation sur Dumouriez. « Quand nos Tarquins seront chassés, j’attends Catilina avec son armée. J’abhorre les Bourbons. Je demande qu’on les chasse tous, excepté le roi qui doit rester ici : vous savez pourquoi. » Il demanda qu’avant d’exiler le duc d’Orléans, on décrétât les droits de l’homme et l’acte constitutionnel.
Camille Desmoulins était alors fort zélé pour le duc d’Orléans; il s’agitait, demandant sans cesse la parole et finit par faire entendre la phrase qu’il voulait dire: «Mon amendement est que Philippe ne sorte de France que lorsque la Convention lui aura assuré un pays où il puisse se retirer en sûreté. »
La séance devenait confuse et tumultueuse. « La principale cause de nos divisions est Roland, disait Duhem , je demande qu’il sorte du ministère.
— Non ! non ! que ce soit Paehe, » criait-on du côté droit.
Après un intervalle de bruyante agitation, Barère, toujours porté à présenter des moyens termes ou des expédients , proposa d’exiler Orléans , Roland et Pache.
Alors la discussion devint une lutte d’accusations réciproques contre l’un et l’autre ministre. Reubell apporta une considération nouvelle dans le débat, n. 12