‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 6 sur 137 · DISCUSSION SCR LE 2 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

DISCUSSION SCR LE 2 SEPTEMBRE

tenté d’enfreindre une loi reconnue bonne par la majorité du peuple.

Ces rêveries conçues en Laine de la société étaient surtout débitées par Chabot, l’ancien capucin. Collot d’Herbois, un des hommes les plus stupides, les plus grossiers et les plus féroces qui se soient fait un renom révolutionnaire, ajoutait, entre autres folies, l’admission des femmes aux emplois publics et à la vie politique; il avait emprunté cette idée au philosophe Condorcet.

Ce même Collot se plaignait des conventionnels qui ne se rendaient point aux séances de la société , et les invitait à y être exacts afin de manipuler les lois à la manière jacobine. « Quiconque, disait-il, est infidèle aux Jacobins, sera infidèle à la république. » C’était un moyen assuré de recruter beaucoup de membres de la Convention.

Dès la troisième séance de la nouvelle assemblée nationale, la guerre éclata entre les deux partis, et l’on put voir déjà qu’ils combattaiênt pour une question de vie et de mort. Depuis le 2 septembre, depuis qu’on s’était incliné respectueusement devant les massacres qu’on appelait les vengeances du peuple, il ne se passait point de jour sans que le gouvernement fût informé de quelque assassinat commis publiquement par des séditieux, s’autorisant de leurs opinions républicaines. La veille encore , Billaud- Varenues avait donné lecture de la lettre d’un commissaire extraordinaire, qui écrivait de Châlons : « Le peuple , je ne sais pourquoi , a arrêté un sieur Limonier, liputenant-colonel. On a trouvé sur lui des papiers qui annonçaient son intelligence avec les

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