‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 61 sur 137 · DÉNONCIATION CONTRE LES GIRONDINS · texte numérisé non relu

DÉNONCIATION CONTRE LES GIRONDINS

du peuple; i! parla de la faction infâme qui opprimait l’Assemblée et traînait la patrie dans l’abîme.

Robespierre jeune et d’autres députés jacobins impliquèrent Roland dans cette enquête et demandaient que les députés inculpés ne fussent pas entendus avant la déposition de Boze.

« Envoyez-les à l’Abbaye, disait Fonfrède, et donnez-leur les juges de septembre. »

Roland et Boze furent appelés. Le ministre expliqua comment les scellés apposés chez Thierry n’avaient pas encore été levés. 11 avait fallu vérifier préalablement qu’il avait été massacré à la Conciergerie. Roland traita de méchantes calomnies les inculpations dirigées contre lui. La Montagne s’indigna d’être ainsi traitée par un ministre et lui adressa beaucoup d’injures.

La déposition du peintre ne pouvait compromettre les Girondins. La note qu’il leur avait demandée quinze ou vingt jours avant le 10 août pour la remettre à Thierry, aurait tout au plus prouvé ce que chacun savait, c’est qu’à ce moment ils ne pensaient pas à la république, ni à l’insurrection; mais elle montrait en même temps que les conseils adressés par eux au roi étaient conformes au patriotisme révolutionnaire, professé alors également par les Jacobins et par la Gironde.

La réponse des représentants dénoncés fut hautaine et méprisante. Boze était accompagné d’un employé du comité de sûreté générale où les Jacobins étaient en majorité. C’était là que le coup avait été monté. « Quoi, disait Kersaint, le secrétaire d'un comité inquisitorial, qui n’est revêtu d’aucun caractère public, s’arroge le droit de saisir les papiers d’un citoyen. »

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