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INVESTISSEMENT DU PALAIS-ROYAL

Peu de jours après, l’assassin de Lepelletier, au moment où il allait être arrêté dans une auberge à Forges, se tua d’un coup de pistolet; quelques doutes restèrent d’abord sur l’identité; puis elle fut constatée.

Une autre fête moins solennelle et moins lugubre fut célébrée le 27 janvier. La commune avait ordonné qu’un arbre serait planté sur le Carrousel, qu’on voulut appeler place de la Fraternité. La municipalité s’y transporta en corps avec beaucoup de fédérés et de gens des sections. Cbaumette présidait à celte cérémonie. Il dit que ce serait l’arbre de la Fraternité. On le plaça au lieu où avait été récem- . * ment l’échafaud permanent destiné à l’exécution des arrêts du tribunal extraordinaire. Puis on chanta la Carmagnole et Çà ira ! On s’embrassait les uns les autres en signe de fraternité, et l’on dansa autour de l’arbre. Le maire de Paris était en tête avec les officiers municipaux, pêle-mêle avec le public de la rue.

Pendant que ces danses se prolongeaient fort avant dans la soirée, une autre scène se passait non loin de là. Le comité de sûreté générale élu récemment par surprise, avait ordonné, sous prétexte de faire rechercher l’assassin de Lepelletier dont on ne savait pas encore le nom, que le Palais-Royal, qu’il appelait Maison de la Révolution, tandis que d'autres l’intitulaient Palais-Égalité, serait cerné, et qu'on arrêterait tous les individus suspects qui s'y trouveraient.

Selon le préambule de l’ordre du comité, « la Maison de la Révolution était le point central où se réu-

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