‹ Histoire de la Convention nationale. T. 2Chapitre 91 sur 137 · MESURES PRISES POUR U» GUERRE · texte numérisé non relu

MESURES PRISES POUR U» GUERRE

ment un décret qui enjoignait au conseil exécutif de prendre les mesures les plus promptes pour tirer une vengeance éclatante des attentats commis à Rome.

11 fut donné lecture d’une note que le gouvernement pontifical avait passée au chargé d’affaires, avant la sédition , pour motiver le refus de laisser arborer le nouvel écusson de la république. Cette note rappelait beaucoup de publiques injures adressées au pape sur le territoire français , et notamment un tumulte populaire resté impuni à Marseille, où l’on avait arraché l’écusson pontifical de la porte du consul romain pour le traîner dans la boue. Cette pièce était, disaiton, la preuve que le meurtre de Basseville devait être imputé au pape lui-même.

Ainsi, la république française acceptait ou provoquait la guerre contre tous les souverains et toutes les nations de l’Europe. Quels étaient les moyens de soutenir une si formidable lutte ? Quel nombre de soldats se trouvait sous les drapeaux ? Quelles mesures prenait le conseil exécutif pour les habiller, les armer et les nourrir? Quels généraux seraient choisis pour commander les armées? Comment réussir, en de telles circonstances, à établir la discipline et à régulariser l’administration ?

C’est de quoi la Convention ne s’était pas encore occupée. Cette guerre gigantesque n’était jusqu’alors qu’un texte de déclamations. Ne serait-elle que défensive? Aurait-elle pour but et pour terme de faire honorablement reconnaître la république par les gouvernements européens? La paix pouvait-elle être entrevue dans un lointain quelconque? Une pensée

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