‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 10 sur 138 · DISCOURS DE G CADET · texte numérisé non relu

DISCOURS DE G CADET

Paris, et porté aussi à la Convention un homme qui pût servir l’espéranee d'une royauté; il aurait travaillé dans des sociétés prétendues patriotes, dans les sections , pour pan enir à la dissolution de la représentation nationale; il aurait fortifié ce système de calomnie atroce contre les hommes de bien et de courage. »

C’est ainsi que Guadet , sans autre preuve que quelques anecdotes et procédant par induction, rejetait sur Danton la complicité avec Dumouriez et la 'maison d’Orléans. Cette accusation n’était nullement démontrée, mais elle présentait plus de probabilité que les inculpations dirigées contre les Girondins.

Pour terminer, Guadet avait réservé un argument destiné à produire plus d’effet. Revenant sur ce qu’il appelait la conspiration du 10 mars et sur les projets manifestes d’attenter à la Convention, il donna lecture d’une adresse que les Jacobins de Paris venaient d’envoyer à leurs frères des départements.

« Amis, nous sommes trahis; aux armes! aux armes! Voici l’heure terrible où les défenseurs de la patrie doivent vaincre ou s’ensevelir sous les décombres de la république. » Après avoir parlé de la trahison de Dumouriez, les Jacobins ajoutaient: « Mais, frères et amis, ce ne sont point là tous vos dangers; il faut vous convaincre d’une vérité bien plus douloureuse. Vos plus grands ennemis sont au milieu de vous. Ils dirigent vos opérations, vos vengeances; ils conduisent vos moyens de défense. Oui, c’est dans le sénat que de parricides mains déchirent vos entrailles! Oui, la contre-révolution est dans le gouvernement, dans la Convention ; c’est là, c’est au centre de vos sûretés et de vos espérances, que de criminels délégués tiennent les fils de la trame qu’ils ont ourdie avec la horde

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