PERTE DE MAYENCE ET DE VALENCIENNES
s’était mis en relation avec le9 autorités rebelles de Lyon , de Marseille et de Toulon. Sur les frontières, nos armées éprouvaient des revers qui commençaient à effrayer bien plus encore la Convention et l’opinion publique. Mayence avait capitulé après trois mois de siège ; quelques jours après , Valenciennes était aussi tombé au pouvoir des ennemis.
Le comité de salut public, où Robespierre venait d’être appelé en remplacement de Gasparin, démissionnaire, annonça cette nouvelle à la Convention. Ce nouveau désastre devait nécessairement être attribué à une trahison ; il ne pouvait avec justice être imputé au général Custine, mandé à Paris depuis quinze jours et mis en accusation par un décret rendu la veille. Reconnaître que le désordre de l’armée et le changement continuel des chefs qui la commandaient avaient pu y contribuer, ainsi que l’état déplorable de l’administration militaire, c’eût été accuser le comité de salut public; convenir que les soldats de la république n’étaient pas invincibles aurait semblé un témoignage de découragement.
« Telle est la destinée des républiques, disait le rapporteur Barère, qu’elles ne peuvent se fonder qu’au milieu des orages et des trahisons. En recueillant la succession du despotisme, vous deviez vous attendre à être trahis par ces hommes, royalistes autrefois, et qui n’ont feint un instant d’être républicains que pour porter des coups plus meurtriers à la république. Mais le complot qui vient d’éclater tournera à son profit, et le peuple, toujours plus grand dans ses revers, verra bientôt la fin de ses maux. »
Ceci avait été dit pour la capitulation de Mayence.