‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 101 sur 138 · MESURES DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

MESURES DE SALUT PUBLIC

Après la prise de Valenciennes, Barère déclara qu elle était le résultat d’un vaste complot ourdi par l’Angleterre. Pitt entretenait des agents à Paris et dans les départements; il voulait incendier Douai, Lorient et Bayonne et faire assassiner les patriotes par des femmes; il avait envoyé quatre millions aux insurgés de Lyon.

A la suite de ces rapports, le comité de salut public proposa de faire transporter en poste, dans la Vendée, la garnison de Mayence qui avait capitulé sous la condition de rentrer en France sans pouvoir servir contre les armées de la coalition. Les bois, les taillis, les genêts des départements de l’Ouest devaient être incendiés, les récoltes coupées, les bestiaux saisis, les femmes, les enfants et les vieillards conduits dans l’intérieur. Un autre projet de décret, au nom de l’humanité outragée, dénonçait à tous les peuples, et même nu peuple anglais, la conduite lâche, perfide et atroce du gouvernement anglais qui soudoyait l'assassinat, le poison, l’incendie et tous les crimes pour le triomphe de la tyrannie et l’anéantissement des droits de l’homme. — Les biens de toutes les personnes mises hors la loi étaient confisqués. — Marie-Antoinette était envoyée au tribunal révolutionnaire; elie allait être sur-le-champ transférée à la Conciergerie. — Tous les individus de la famille Capet étaient condamnés à être déportés, hormis les deux enfants de Louis Capet. — Élisabeth Capet ne devait être déportée qu’après le jugement de Marie-Antoinette.

Un tel décret n’avait assurément nul rapport avec les mesures qui pouvaient défendre la république

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