‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 99 sur 138 · PERTE DE MAYENCE ET DK VALENCIENNES · texte numérisé non relu

PERTE DE MAYENCE ET DK VALENCIENNES

Couthon, Thuriot, Saint-Just, Prieur de la Marne, Hérault de Séchelles et Robert Lindet.

Le comité de salut public avait été ainsi renouvelé le 10 juillet; les circonstances semblaient en ce moment lui rendre le gouvernement assez facile. La révolte du Calvados avait fini. La Convention, n’ayant plus à ménager les Girondins, assurée de n’avoir plus à traiter avec eux, avait donc pu les abandonner à leurs ennemis; elle s’abandonnait sans précaution aux exigences des Jacobins ou de la commune, et les calmait en leur cédant. On venait d’augmenter le nombre des juges du tribunal révolutionnaire ; il était divisé en deux sections, qui siégeaient en même temps ; les jurés recevaient, comme les représentants, une indemnité quotidienne de dix-huit livres. Les condamnations n’étaient pas toutefois aussi nombreuses que l’auraient voulu les révolutionnaires exaltés, et Carrier s’en plaignait à la tribune des Jacobins. Cependant on venait de voir monter sur l’échafaud, le même jour, douze accusés de nonrévélation, pour avoir enseveli, en secret, un émigré, le marquis de la Rouerie, qui était mort au moment où il venait en Bretagne pour y tramer un complot de guerre civile. Peu de jours après on avait vu tomber les têtes de neuf habitants d’Orléans, compromis dans l’émeute où Léonard Bourdon avait été maltraité. i(J<

Mais vers la fin de juillet, les dangers de la république prirent un caractère plus menaçant qu’à nulle autre époque. Les événements de la guerre civile, sur les rives de la Loire, n’avaient pas cessé d’être contraires aux troupes républicaines. Bordeaux

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