‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 108 sur 138 · COMMISSAIRES DE LA CONVENTION · texte numérisé non relu

COMMISSAIRES DE LA CONVENTION

souvent de quelque intrigant ou Jacobin passionné, ils se méprenaient dans leurs choix, mais lorsqu’ils les reconnaissaient pour mauvais, ils ne s’y obstinaient pas, car ils craignaient d’être blâmés par le comité de salut public; alors l’oflicier qu'ils avaient fait général redevenait quelques jours après chef de bataillon.

Quelques-uns des représentants envoyés aux armées usèrent pourtant de l'autorité, que la Convention leur conférait, avec discernement et leur influence fut utile à la conduite de la guerre. Ils devinrent de véritables militaires, auxiliaires des généraux en chef, de bon conseil dans l’état-major, de bon exemple au feu. On citait entre autres Merlin de Thionville et Sûubrany. Un député de Montpellier, Fabre, fut tué dans une bataille à l’armée des Pyrénées. Plus tard , des membres importants du comité de salut public eurent des - missions temporaires aux armées, et y usèrent d’un pouvoir absolu.

L’armée du Nord devint l’objet d’une attention toute spéciale : c’était là que pouvait se décider le sort de la France. Ce fut à ce moment que Carnot commença à s’occuper de la direction de la guerre et combina les opérations de cette armée. L’ordre y fut rétabli ; elle reçut des renforts et s’augmenta de quelques détachements de l’armée de la Moselle. Profitant de la séparation des armées du prince de Cobourg et du duc d’York, Houchard remporta le 6 septembre une victoire importante à Hondschoote, et le siège de Dunkerque fut levé.

Un mois après le général Jourdan, qui était devenu commandant en chef, gagna la bataille de Watignies et délivra Maubeuge. Carnot y était présent et chargea à la tête des colonnes. C’était lui qui ayant reconnu

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