‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 20 sur 138 · LES AUTRICHIENS PASSENT LA FRONTIÈRE · texte numérisé non relu

LES AUTRICHIENS PASSENT LA FRONTIÈRE

clamations destinées à rassurer les populations et qui n’avaient rien du langage menaçant des manifestes de M. de Brunswick. La Convention craignit que quelque général ne se permît, comme Dumouriez, de négocier avec les commandants des armées étrangères. Robespierre demanda que quiconque proposerait de transiger en quelque manière que ce fût avec les ennemis fût mis hors la loi.

Le délit était ainsi défini d’une façon très-vague. Danton, en homme plus sensé et qui pouvait prévoir l’empire des circonstances, présenta un autre texte. u La peine de mort est décrétée contre quiconque proposerait de transiger avec des ennemis, qui pour préliminaire, n'auraient point reconnu la souveraineté du peuple. «

11 profita de l’occasion pour corriger une des imaginations déraisonnables oû l'Assemblée s’était laissé emporter dans l’orgueil des premières victoires. « 11 est temps, dit-il, que la Convention montre à l’Europe qu’elle sait allier la politique aux vertus républicaines. Vous avez, dans un moment d’enthousiasme, rendu un décret par lequel vous vous obligiez à donner protection à tous les peuples qui voudraient résister à leurs tyrans. Il semblerait donc que vous êtes engagés à secourir quelqùes patriotes qui tenteraient une révolution en Chine. Il faut, avant tout, songer à la conservation de notre corps politique. Décrétons que nous ne nous mêlerons pas de ce qui se passe chez nos voisins. »

Ce conseil fut écouté et allait être inséré dans le décret ; mais Robespierre et le girondin Dueos ne voulurent pas que cette disposition fût applicable aux pays déjà conquis, dont la réunion avait été dé-

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