‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 3 sur 138 · DISCUSSION SUR LE GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL · texte numérisé non relu

DISCUSSION SUR LE GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL

tionnaires, qa’ils n’avaient cessé de l’être et qu’ils l’étaient encore. Us reniaient ce qui aurait pu honorer leur caractère politique, et se trouvaient embarrassés à démontrer que leur patriotisme était aussi ardent que la démagogie des Montagnards.

Quelle que fût la justification de Brissot, elle obtint un accueil favorable. La Plaine et presque toute l'Assemblée s’irritaient contre de misérables accusations suggérées par des passions personnelles. Robespierre avait mal pris son moment.

Pour obéir à l’opinion unanime de la Convention , le comité de défense générale proposa d’établir un comité d’exécution de neuf membres, chargés de remplir les fonctions attribuées au conseil exécutif, et de prendre toutes les mesures que nécessiteraient les circonstances. — « Vous pouvez et vous devez adopter cette proposition. Le peuple a délégué à la Convention l’exercice de la souveraineté et de tous les pouvoirs; le peuple vous a remis le dépôt de la liberté; c’est vous qui devez exclusivement veiller à sa garde ; il n’est plus question de disputer sur les formes, mais de sauver la patrie. Avant de déterminer le culte qu’on doit à la liberté, il faut assurer son triomphe. »

L’institution qui devait former le sommet de la tyrannie révolutionnaire, était proposée par lsnard. Ainsi les Girondins étaient destinés à être, du moins par la première rédaction , auteurs de toutes les lois qui supprimeraient les garanties de la liberté.

Ce désir de conciliation ne désarmait la colère ni de Robespierre, ni de Marat, qui répéta qu’une partie de la Convention était complice de Dumouriez et que la Montagne ne pouvait accorder la moindre confiance aux hommes d’État. Sa voix était couverte par les

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