SUITE DE LA DISCUSSION
bitudes, à ses traditions, à ses croyances, il n’y avait qu’à chercher une combinaison de principes, qui serait la meilleure constitution possible pour tous les temps et pour tous les lieux. Chacun avait droit à présenter son système sans le soumettre au contrôle de l’expérience historique, en s’appuyant, soit de généralités'orgueilleusement affirmées, soit de citations grecques ou romaines, texte facile de déclamation.
L’orateur du genre humain, Anacharsis Clootz, expliqua dans un long discours les bases constitutionnelles de la république du genre humain. En lisant le texte de ce projet, on suppose aisément ce qu’il y avait de sottise et de folie dans les développements qu’il fit entendre à la Convention.
« L’Assemblée nationale voulant mettre un terme aux erreurs, aux inconséquences, aux préjugés contradictoires des corporations et des individus qui se disent souverains, déclare solennellement sous les auspices des droits de l’homme : « 11 n’y a pas d’autre souverain que le genre humain. — Tout individu, toute commune qui reconnaîtra ce principe lumineux et immuable, sera reçu de droit dans notre association fraternelle, dans la république des hommes, des germains, des universels. — A défaut de contiguïté ou de communication maritime, ou attendra la prorogation de la vérité pour admettre les communes lointaines. »
Cette discussion se prolongea pendant tout le mois de mai, sans cesse interrompue par les séances orageuses, où éclatait la guerre civile entre les deux partis, où se manifestaient les présages certains d’une journée d’insurrection.
Les dissertations sur les principes généraux de