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G4 DIVISION DU TERRITOIRE

branches de l’exécution devaient être multipliées autant que possible.

lsnard, disciple du Contrat social , le prenait dans un sens si littéral, qu’il proposait une forme de pacte social qui serait présentée à tous les citoyens. Après l’avoir adoptée ou signée, ils formeraient réellement une association qui serait pour lors la nation française.

La division du territoire était une question plus pratique; elle fut longuement débattue. Saint-Just attachait une extrême importance à constituer non pas la surface du sol , mais ses habitants; il voulait que la nation fût répartie en tribus. Son système admettait pourtant les départements et les districts. Dans le dissentiment des opinions sur les municipalités se retrouvait l’esprit de parti. Les Girondins, en laissant à la petite commune rurale son existence propre, c’està-dire ses propriétés et ses intérêts locaux, la soumettaient à une administration délibérative et exécutive fixée au chef-lieu du canton, tandis que la commune était régie par un agent municipal, subordonné à l’autorité cantonale. De sorte que l’unité politique était l’assemblée primaire du canton.

Les Jacobins découvrirent dans ce système une conspiration contre l’égalité ; il leur semblait que l’administration cantonale était un cadre préparé pour l’aristocratie des influences locales, qu’elle pourrait y acquérir une prépondérance antipathique à cette égalité envieuse, fondement de toutes leurs opinions; ils ne voulaient pas qu’un citoyen eût la chance de gagner par ses services, par son mérite, par sa bonne renommée la bienveillante confiance

PÉTITIONS POUR LE MAXIMIM. 6i>

Je ses compatriotes; ils ne pouvaient souffrir que la domination, exercée par eux sur le peuple en flattant ses passions ou trompant ses intérêts, rencontrât une concurrence.

Les Girondins n’avaient assurément point pensé à fonder une aristocratie. L’influence réduite à un cercle aussi étroit ne pouvait leur paraître un attentat à l’égalité; elle était plutôt salutaire à une liberté bien réglée. Lanthenas , un des amis de M“* Roland , demandait qu’on élevât dans chaque canton un temple consacré aux assemblées, aux fêtes publiques, à des lectures morales faites en commun.

Quelques-uns, pour affranchir les habitants des campagnes de la démocratie des populations urbaines, voulaient que la municipalité des villes et des bourgs ne s’étendît jamais sur une banlieue. Les représentants de toute opinion insistèrent pour que lé droit de suffrage fût exercé dans la commune. Phélipeaux proposa de diviser toute la population par dizaines et par centaines, afin d’établir un régime à la fois populaire et hiérarchique. L’autorité abusive du maire de Paris fut alléguée pour demander que les grandes \illcs fussent dmsées en plusieurs municipalités.

L’examen de la constitution ne fut pas poussé plus loin , une révolution nouvelle vint mettre un terme à ce travail; il fut repris plus tard sous l’influence d’une situation différente.

Parmi les scènes de discorde qui troublaient la Convention, plusieurs furent suscitées par une question où se mêlaient les passions populaires, et par conséquent l’irritation de l’esprit de parti. Il fallait encore s’occuper des subsistances. Les mouvements

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