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MESURES PRISES A MONTPELLIER

à quelque scène violente qui amènerait la catastrophe.

Un rapport de Cambon instruisit l’Assemblée des mesures que les représentants en mission dans le département de l’Hérault venaient de prendre , conjointement avec les patriotes de ce pays. Une sorte d’adresse ou de pétition les proposait non pas à l’approbation, mais à l’imitation du comité de salut public.

On avait demandé à ce département une levée de cinq mille hommes destinés à renforcer l’armée des Pyrénées et à défendre la frontière contre les Espagnols. L’exécution de la loi, qui prescrivait une levée de trois cents mille hommes, avait été difficile en Languedoc, comme dans toutes les autres parties de la France. Toutefois elle n’avait excité ni révolte partielle, ni guerre civile comme dans la Vendée et la Bretagne. Les engagements volontaires avaient été rares; les jeunes gens avaient été désignés par un scrutin ou par le sort. Un grand nombre avaient acheté des remplaçants.

Cette forme de recrutement ne parut pas applicable à l’urgence des dangers de la patrie; il fallait que la levée fût opérée sans retard ni incertitude. Les Jacobins de l’Hérault proposèrent aux représentants en mission de former un comité de salut public, et en lui confiant le pouvoir, de désigner les patriotes qui devaient partir pour l’armée. Tel était l’expédient ingénieux employé pour déguiser le choix arbitraire des hommes qu’on recruterait.

La dépense occasionnée par cette levée devait être au compte du département; on y avait pourvu dans

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