LEVÉE D’HOMMES A PARIS
traire employé par la municipalité. La section de Bon- Conseil accompagnait sa déclaration d’une profession de foi en faveur de la sûreté des personnes et des propriétés; elle voulait que la représentation nationale pût opiner librement , et promettait de ne plus souffrir qu’une poignée d’intrigants couverts d’un masque de patriotisme écrasât les bons citoyens sous le poids du despotisme populaire.
Fonfrède, qui avait succédé à la présidence de Lasource, donna de grands éloges aux délégués de cette section et leur adresse eut, malgré Marat, les honneurs.de l’impression.
La commune fit, dès le soir même, arrêter ces délégués si bien accueillis par la Convention. Vergniaud demanda si parler de respect pour la Convention était un crime de lèse-munieipalité; il proposa de mander le maire.
Robespierre parla des rassemblements séditieux et des arrestations qui avaient dû eu être la suite ; il prétendit que le cri de « vive le roi! » avait été proféré.
On lui cria que cela était faux; la Montagne répliquait le contraire. 11 était probable que Robespierre alléguait ce fait pour le besoin de sa cause , car jusqu'alors il n’en avait pas été question; il invita l’Assemblée à appuyer de toute sa force les autorités de Paris, qui faisaient leur devoir en réprimant les complots formés contre la république.
La discussion s'anima et la proposition de Vergniaud fut adoptée.
La résistance au recrutement continuait dans plusieurs sections. L’appel au patriotisme, l’obéissance à d’arbitraires désignations avaient mal réussi. La