‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 57 sur 138 · SÉANCE DU CONSEIL DE LA COBML'NK · texte numérisé non relu

SÉANCE DU CONSEIL DE LA COBML'NK

Déjà la réunion de l’Archevêché s’était déclarée en insurrection et ordonnait qu’on fermât les barrières. Le maire vint parlementer; ses représentations ne furent pas écoutées; il en fit son rapport au conseil général, qui passa à l’ordre du jour, en attendant le vœu des sections.

Ce vœu fut apporté à la municipalité le 31, à six heures du matin, par les délégués des sections élus dans des réunions nuitamment convoquées à l’insu des citoyens paisibles. Cette représentation irrégulière avait pour orateur Dobsent, libéré en même temps qu’Hébert; il annonça que le peuple de Paris, blessé dans ses droits, venait de prendre les mesures nécessaires pour sauver la liberté et que les pouvoirs de toutes les autorités étaient annulés.

Le vice-président répondit que le conseil général de la commune se soumettrait au vœu constaté de la majorité du peuple.

Cbaumette se fit représenter les pouvoirs des quarante-huit sections; puis on vota, et trente-trois voix décidèrent que le peuple avait donné aux délégués des pouvoirs illimités pour sauver la chose publique. Le conseil général fraternisa avec ses successeurs et se retira aux cris de « vive la république ! »

Les sectionnaires se hâtèrent de maintenir dans leurs fonctions le maire, le procureur général et même ce conseil général qu’ils venaient de dissoudre. Dobsent, qui conduisait la manœuvre, avait voulu seulement donnera la municipalité une houvelle inauguration populaire et lui conférer une mission insurrectionnelle. Un nouveau serment fut prêté, et le conseil général reprit son autorité devenue souveraine.

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