‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 59 sur 138 · ADRESSE DE LA COMMISE · texte numérisé non relu

ADRESSE DE LA COMMISE

des sections , représentaient faussement l'opinion et les sentiments des citoyens de Paris.

La séance se prolongeait et il semblait impossible d’arriver à un dénoûment. La majorité n’avait pas le courage de braver l’insurrection ; et l’insurrection , soulevée par des influences diverses, dirigée par des chefs déterminés plus ou moins aux derniers excès, se contentait encore de menacer et d’intimider l’Assemblée.

Barère monta à la tribune au nom du comité de salut public : il commença par accuser hautement l’usurpation des pouvoirs légaux et la conduite irrégulière des autorités subalternes. « C’était la Conven-

tion seule qui devait exercer le pouvoir révolutionnaire. » 11 allajusqu’à demander qu'lïenriot, ce soldat insolent, fût exemplairement puni.

A ce moment , Robespierre monta l'escalier de la tribune et dit tout bas à l’orateur. «Vous faites là un beau gâchis. — Le gâchis est sur le Carrousel, » répondit Barère. Puis il continua son rapport.

11 proposa un décret : — La force publique était mise en réquisition permanente; les autorités constituées devaient rendre un compte journalier des mesures qu’elles auraient à prendre pour le maintien de la trauquillité publique et la sûreté des personnes ou des' propriétés; le comité de salut public était chargé de suivre la trace des complots qui avaient pu être formés contre la sûreté de la république et de la représentation nationale. Enfin, le point important, la seule réalité du décret, était la suppression de la commission des douze et le scellé mis sur ses papiers.

Pendant que cette proposition était lue à l’Assem-

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