‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 60 sur 138 · ADRESSE DE LA COMMENE · texte numérisé non relu

ADRESSE DE LA COMMENE

blée, la grande et solennelle adresse, que Danton avait ordonnée, fut apportée par l’administration départementale, les. autorités municipales et les commissaires des sections. C’était Lhuillier qui était le chef et l’orateur de ce nombreux cortège.

Après une attaque -violente contre les Cirondins, » qui avaient insulté et menacé la \ ille de Paris; >» après des paroles d’exécration contre le fédéralisme, l’orateur disait : « 11 est temps enfin de terminer cette lutte des patriotes contre les forcenés qui les assiègent continuellement. La raison du peuple s’irrite contre tant de résistance; sa colère majestueuse est près d’éclater. Que ses ennemis tremblent; l'univers frémira de sa vengeance.» — Comme on avait cherché surtout à exarpérer l’opinion de Paris, la première exigence de la grande députation, c’était la mise en accusation d’Isnard. L’accusation était aussi demandée contre « des hommes » non moins cruels, non moins ennemis de la patrie, « les douze de la commission, puis Brissot, Cuadet, Vergniaud, Gensonné, Buzot , Barbaroux, Roland, Lebrun, Clavières et d’autres encore, tous fauteurs du royalisme. »

Cette manifestation préparée d’avanee et qu’attendait la Montagne, fut accueillie avec de bruyants transports. La députation fut introduite dans l’intérieur de la salle et se mêla fraternellement avec les députés de la gauche. ,

Alors fut demandée, avec acclamations, la mise aux voix du projet de Barère. Les modérés protestèrent que la délibération n’était ni libre, ni régulière. Pour prévenir l’objection que suscitait la présence des pétitionnaires sur les bancs du côté gauche, tous les représentants qui y siégeaient se levèrent et s’entassé-

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