‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 6 sur 138 · DISCUSSION SCR LE GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL · texte numérisé non relu

DISCUSSION SCR LE GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL

stances urgentes des mesures générales de défense extérieure ; ses arrêtés étaient signés par la majorité des membres présents, qui devaient être au nombre de six au moins. Le conseil exécutif était tenu d’obéir à ses arrêtés. Il n’avait pas le pouvoir de décerner des mandats d’amener ou d’arrêt, si ce n’est contre des agents d’exécution en rendant compte à la Convention. La trésorerie demeurait indépendante de ce comité. Ses pouvoirs lui étaient conférés pour un mois seulement.

Ainsi commença le gouvernement direct de la Convention. Le premier comité de salut public fut composé de Barère, Delmas, Bréard, Cambon, Danton, Guyton-Morveaux, Treilhard, Lacroix et Jean deBry, qui n’accepta point et fut remplacé par Robert Lindet. Pas un Girondin n’y trouva place. Robespierre fut aussi écarté ; il existait à ce moment une méfiance assez générale contre lui, même parmi les hommes modérés du côté gauche , qui se trouvèrent d’abord en majorité dans le comité de salut public.

Aux mesures générales , la Convention ajoutait des actes de circonstance qui lui semblaient pluç urgents encore. Le général Valence, qui était à la campagne près de Paris, se guérissant de ses blessures, avait gagné la frontière et rejoint Dumouriez. L’arrestation de sa femme et de ses filles fut ordonnée. Mmt de Montesson , qui avait épousé secrètement le duc d’Orléans , père du duc actuel , fut aussi arrêtée ainsi que la citoyenne Égalité, c’est-à-dire la duchesse d’Orléans. Les citoyens Brulard, Sillery et Égalité furent seulement gardés à vue chez eux. Marat lui-même disait qu’il n’y avait contre ces deux représentants ni preuves suffisantes, ni même soupçons justifiés; mais

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