‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 61 sur 138 · ADRESSE DF. LA COMMUNE · texte numérisé non relu

ADRESSE DF. LA COMMUNE

rent à droite avec le parti modéré. Ainsi la moitié de la salle était occupée par la grande députation insurrectionnelle.

Les Girondins continuèrent à protester que l’Assemblée ne délibérait pas librement ; Vergniaud proposa de quitter la salle et d'aller se placer sous la protection de la garde nationale. Il en donna l’exemple, sortit, et quelques-uns le suivirent ; puis ils rentrèrent.

Robespierre était monté à la tribune : la suppression de la commission ne lui suflisait pas. « Elle ne contenterait pas les amis inquiets de la liberté. » — Il voulait la mise en accusation ; il lui fallait toutes les mesures demandées par le comité de l’insurrection. Gomme il parlait le langage déclamatoire et vague qui lui était habituel , Vergniaud lui cria : « Concluez donc!

— Oui, je vais conclure et contre Vous, contre vous qui , après la révolution du 10 août, avez voulu conduire à l'échafaud ceux qui l’ont faite; contre vous qui avez provoqué la destruction de Paris; contre vous qui avez voulu sauver le tyran; contre vous qui avez poursuivi les patriotes dont Dumouriez demandait la tète; contre vous dont les Vengeances criminelles ont provoqué les cris d’indignation dont vous \oulez faire un crime à vos victimes. »

Le projet de Parère fut mis aux voix et adopté. La foule entra dans la salle : les effusions fraternelles, les embrassements , les clameurs d’allégresse succédaient aux vociférations de la haine. Barère proposa que la séance fût levée et que la Convention allât fraterniser avec les trente ou quarante mille hommes qui se pressaient autour des Tuileries. « Improvisons*

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