‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 72 sur 138 · DANGERS DE GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL · texte numérisé non relu

DANGERS DE GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL

geuse détermination des administrateurs locaux, qui suggérèrent aux députés fugitifs la pensée d’élever un drapeau contre leurs vainqueurs. Ils s’associaient à un mouvement qu’ils n’avaient point prévu. Brissot s’était décidé à s’éloigner, mais il avait le projet de chercher un asile en Suisse; il fut reconnu et arrêté à Moulins.

Les circonstances devenaient de plus en plus critiques. Les Vendéens avaient remporté une complète victoire sur l’armée commandée par le général Menou , renforcée des bataillons parisiens qu’amenait Santerre; ils avaient pris Saumur et tenaient les deux rives de la Loire. La grande majorité des départements envoyait des adresses d’adhésion à Bordeaux , à Lyon ou à Caen. Tout s’apprêtait en Normandie et en Bretagne pour diriger une armée sur Paris, afin de délivrer la Convention.

11 y avait même des sections à Paris où les Jacobins perdaient la majorité. Henriot, qui n’avait commandé la garde nationale qu’à titre provisoire, fut soumis à une réélection. Au premier tour de scrutin, Raffet, qui avait défendu la Convention à la tête du bataillon de la Butte-des-Moulins, l’emporta sur lui de plus de quatre cents voix. 11 fallut tous les efforts de la commune et des Jacobins pour qu’Henriot fût élu au ballottage.

Le parti modéré de la Convention devenait de jour en jour plus hardi à réclamer une décision sur le sort des représentants tenus en détention. La Montagne n’en était que plus animée à les proscrire comme conspirateurs.

Robespierre qui, en ce moment, régnait aux Jaco-

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