‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 74 sur 138 · DANGERS BU GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL · texte numérisé non relu

DANGERS BU GOUVERNEMENT CONVENTIONNEL

force militaire, ce commencement d’insurrection départementale. On ne pouvait dégarnir les frontières ; il fut même interdit aux représentants envoyés à l’armée des Alpes d'en retirer des détachements pour les envoyer contre Lyon. A peine avait-on pu rassembler quelques bataillons de nouvelle formation pour combattre sans succès les Vendéens.

Paris ne pouvait fournir d’autre force que les hommes recrutés à grand’peine pour former ce commencement d’armée révolutionnaire employé par Henriot contre la Convention. La garde nationale était désorganisée et mal disposée pour le parti dominant. La masse des habitants n'était contenue que par la crainte de la plèbe des émeutes. De fortes sommes d’assignats furent prodiguées à cette époque pour entretenir et réchauffer les mauvaises passions de ces hommes de désordre; il fallait aussi leur permettre beaucoup de licence.

L’Assemblée usait donc de patience; elle passa dix jourB sans prendre aucune mesure contre les administrations départementales, qui adhéraient aux déclarations de l’Eure et du Calvados. On supposait, avec assez de vraisemblance, que les populations étaient moins animées que leurs magistrats et qu’elles ne seraient pas entraînées facilement à s’armer pour marcher sur Paris. Le département de Sqine-et-Oise protestait contre tout ce qui se passait à Évreux. Le conseil général de Rouen avait envoyé une adresse énergiquement opposée au 31 mai , mais il avait été impossible de l’entraîner dans une rébellion ouverte. Garat envoyait une foule d’agents; chargés de répondre des brochures contre les Girondins et de les ruiner dans l’opinion.

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