‹ Histoire de la Convention nationale. T. 3Chapitre 76 sur 138 · AS8F.MBI.KK 1)K RÉSISTANCE A CAEN · texte numérisé non relu

AS8F.MBI.KK 1)K RÉSISTANCE A CAEN

et sans congé ; ils devaient être déclarés démissionnaires et remplacés par leurs suppléants.

Nonobstant ce commencement de rigueur, la Convention, occupée à délibérer sur le projet de constitution , paraissait chaque jour se moins inquiéter de ce qui pouvait être tenté dans les départements en faveur des Girondins, il est vrai que les adhésions données par les administrateurs de la région qui environne le Calvados étaient successivement rétractées. Les excuses étaient facilement admises; on fermait les yeux sur des actes qu’on appelait seulement des imprudences, afin d’encourager d’autres soumissions.

Toutefois une réunion de fonctionnaires publics s’était formée à Caen, sous le nom d’assemblée centrale de. résistance à l’oppression. Les députés n’en faisaient point partie ; ils étaient fort consultés , sans pourtant exercer de l’influence, lis n’étaient pas même d’accord entre eux. Pétion et Buzot ne voulaient entendre à aucune transaction; ils étaient animés d’un esprit de vengeance et de domination; tantôt ils parlaient de république; tantôt ils écoutaient des projets de monarchie constitutionnelle avec un prince anglais pour roi. D’autres s’indignaient de toute pensée contraire à la république. C’était aussi l’opinion des principaux membres de l’assemblée insurrectionnelle. Ils avaient le plus grand respect pour la Convention et voulaient seulement la délivrer de l’oppression. Ils continuaient à appliquer les lois relatives aux émigrés et à mettre leurs biens en vente.

Agir de la sorte était un moyen certain de n’avoir le concours d’aucune des nuances du parti royaliste. La masse des citoyens modérés et amis de l’ordre ne pou-

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