‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 101 sur 168 · DISCOURS PE RAFFRON · texte numérisé non relu

DISCOURS PE RAFFRON

condamnation était sans appel, ainsi le commandait le salut public. Les conséquences de ces condamnations doivent être les mêmes pour tous. Telles sont les règles immuables de la raison. Une révolution ne doit pas rétrograder.... 11 ne s’agit point de règle ici, mais d’une révolution, c’est-à-dire d'un combat à mort.... La confiscation résulte du droit de la guerre. Le territoire ennemi* est confisqué par la victoire. Les dangers de la pqtrie ne laissaient ni le temps ni la possibilité de l’examen. Il fallait frapper ou être frappé , vaincre ou être vaincu , sauver la liberté ou la laisser périr et périr avec elle. 11 n’y avait pas de milieu.... Pourquoi venir aujourd’hui ineideuter froidement?... les morts laissés sur le champ de bataille avaient-ils mérité de perdre la vie? A quelque parti qu’ils appartiennent, ils sont confondus et enterrés pêle-mêle. Tel est le sort de la guerre.

« Chercherez-vous à distinguer l’iunocent du coupable ? Je sais que vous ne trouverez pas de coupables. Vous dites tant mieux ; et moi je «lis tant pis. Le résultat de votre imprudente révision présentera la Révolution sous un aspect funeste, hideux, hor rible.

« Défiez-vous des séductions de la parole et des arguments d’avocats qui parlent sans cesse de la justice, et comptent la vérité pour peu dç chose. L’enthousiasme est prêt à vous imposer une tâche qu’il appelle glorieuse. Si vous l’acceptez, vous n’aurez pas fini do longtemps. »

Alors l’orateur énumérait jusqu’où pourraient aller les réclamations et les réparations. — 11 proposait qu’on accordât des secours aux familles des condamnés, lorsqu’elles présenteraient des certificats de civisme. C’é-

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