‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 107 sur 168 · DÉCRETS D'ARRESTATION · texte numérisé non relu

DÉCRETS D'ARRESTATION

Bourbotte , Goujon, Albitte et Duroy. » Ainsi parlait Delahaye. Fréron demanda qu’on ne les laissât point sortir de la salle; le président en donna l’ordre. Les tribunes criaient. — « Qu’ils soient jugés demain. » Tallien s’associait à ces colères, à cet oubli de la justice. — « Il ne faut pas que le soleil se lève et que ces scélérats existent encore. »

La Convention , décréta l’arrestation de Bourbotte , Duroy et Duquesnoy.

On proposa Prieur de la Marne; Bourdon de l'Oise tenta de le défendre. Defermon répondit: — « Il ne pourra jamais se laver aux yeux des habitants de la Bretagne d’avoir fait assassiner, par une commission qu’îl a créée, les administrateurs du Finistère. Prieur a toujours voulu étouffer la liberté; s’il n’avait pas été associé à des projets concertés d’avance, aurait-il été désigné pour faire partie de la commission extraordinaire?»

Pontécoulant essaya de faire remarquer qu’il ne pouvait équitablement être question de faits, qui ne se rapportaient point aux attentats de la journée et à la sédition; il fut peu écouté. Tout se faisait passionnément; on jugeait les hommes et non point les actes coupables qui pouvaient leur être imputés.

L’arrestation de Prieur fut votée ainsi que celle de Romme et de Soubrany.

Goujon demanda la parole. — « Non ! non ! c'est un assassin ! » — Elle lui fut refusée et l’on vota son arrestation.

Bourdon de l’Oise proposa que les représentants décrétés fussent conduits à la barre; les gendarmes les y menèrent.

Albitte et Peyssard furent ajoutés à la liste.

Des représentants, qui ne pensaient pas comme t. 26

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