‹ Histoire de la Convention nationale. T. 5Chapitre 12 sur 168 · EXPLOSION DE L K POUDRIÈRE DE GRENELLE · texte numérisé non relu

EXPLOSION DE L K POUDRIÈRE DE GRENELLE

encore presque aucune application dans les départements, mais chaque jour, grâce à la protection de quelques députés, on voyait les portes des prisons de Paris s’ouvrir pour des suspects, réservés avant le 9 thermidor au tribunal révolutionnaire.

Un sinistre événement, qui avait au premier instant jeté Paris dans l’effroi, servit de prétexte aux Jacobins pour redoubler leurs clameurs contre le système d’indulgence. On avait établi dans la plaine de Grenelle une immense fabrique de poudre. La recherche du salpêtre et la fabrication de la poudre étaient devenues un objet de passion révolutionnaire. — « Des circulaires brûlantes ont été écrites aux districts, aux sociétés populaires, aux citoyens éclairés de toute la République. La régie de la poudre a reçu le mouvement , et l’a communiqué à ses agents. »

C’est en ces termes que Barère rendait compte quelques mois auparavant, des mesures prises par le comité de salut public pour accélérer la fabrication de la poudre. Les chimistes les plus distingués avaient été appelés à perfectionner, et surtout à abréger les procédés de la fabrication. Comme sous les yeux du gouvernement, toutes choses se faisaient plus promptement et avec plus de ressources que partout ailleurs, la poudrière de Grenelle avait été établie sur une échelle inaccoutumée. La police était difficile parmi une telle foule d’ouvriers; tous les travaux étaient conduits avec précipitation; les savants directeurs de cet établissement gigantesque et provisoire étaient dans une continuelle inquiétude, et no pouvaient réussir à prendre les précautions qu’ils regardaient comme indispensables; plus d’une fois ou avait,

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